« Aucune des valeurs qui sont au cœur du projet francophone ne pourront jamais justifier que l’on relativise la valeur de la vie humaine au point d’accepter de la supprimer légalement », a insisté le Secrétaire général de la Francophonie devant la centaine de participants au IVe Congrès mondial contre la peine de mort, venus élaborer des stratégies nationales, régionales et internationales pour son abolition universelle.
Sur les 70 Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), 45 Etats ont aboli la peine de mort. En ajoutant les Etats ayant suspendu les exécutions, le chiffre atteint 57.
Reste que la peine de mort est encore appliquée par certains Etats, ou, à tout le moins, prévue dans leur code pénal.
Le dixième anniversaire de la Déclaration de Bamako – texte de référence de la Francophonie en matière de promotion des droits de l’Homme, de la paix et de la démocratie adopté en novembre 2000 –, constitue un facteur favorable pour encourager les Etats francophones concernés à en finir avec la peine de mort.
Les Congrès pour la cause abolitionniste se sont jusqu’ici tous tenus dans des villes francophones : à Strasbourg en 2001, à Montréal en 2004 et à Paris en 2007. Cette année, près de 1700 délégués originaires de 100 pays sont attendus à Genève. Une trentaine d’entre eux, en provenance de pays francophones du Sud, ont bénéficié d’un appui de l’OIF pour y participer.
Plus d’informations sur le site du IVe Congrès mondial contre la peine de mort
Lire le discours d’Abdou Diouf








