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ALLOCUTION DE M. CLÉMENT DUHAIME - MONTRÉAL, LE 25 MAI 2010

Allocution de l’Administrateur de l’OIF à l’occasion de l’hommage rendu à Jean-Marc Léger - 40 ans de l’OIF

Mesdames et messieurs,
Chers amis,

Comme Québécois et comme Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, il m’est particulièrement agréable d’être parmi vous aujourd’hui pour souligner le rôle éminent que le Québec, en tant que Gouvernement, mais aussi à travers ses forces vives, a joué pour l’édification de notre Organisation, pour sa consolidation au fil des années et pour le rayonnement qui est le sien aujourd’hui à travers le monde.

Quand on fête un anniversaire comme celui que notre Organisation célèbre cette année, il est utile de se souvenir de nos pères, de ceux qui ont fait de l’Agence de coopération culturelle et technique une organisation unique en son genre dont l’attrait ne cesse de s’affirmer.

Les pères de la Francophonie, ce sont tous les chefs d’État et de gouvernement qui ont eu l’idée, avec le Québec, que la diversité culturelle, les échanges et les différentes intonations de la langue française pouvaient être le ciment d’une institution.

Les pères fondateurs, ce sont des hommes et des femmes qui étaient convaincus, dès les années soixante, que la création de notre Organisation était nécessaire pour ériger un espace du vivre ensemble différent, un espace de solidarité agissante, un « lieu du donner et du recevoir à l’humanisme intégral », comme le disait très justement le Président Senghor.

Les pères de la Francophonie nous ont légué un instrument de coopération et de solidarité formidable dont la modernité se vérifie chaque jour. Il suffit de voir comment d’aucuns découvrent, aujourd’hui – j’allais dire enfin – la pertinence et l’acuité de telles valeurs, et en font une sorte d’air du temps « au goût du jour », pour saluer encore une fois, avec force et conviction, la perspicacité et le sens de l’anticipation des pères fondateurs de notre Organisation.

Parmi ces pères, il y a un homme, originaire de Montréal, qui a joué un rôle essentiel d’animateur infatigable, aux convictions inébranlables et à l’engagement total dans l’édification du mouvement multilatéral francophone. Il a œuvré, avec force et abnégation, aux côtés de Léopold Sédar Senghor, d’Habib Bourguiba, d’Hamani Diori et de Norodom Sihanouk pour donner corps et contenu à la volonté politique fondatrice de l’ACCT, en 1970 à Niamey, devenue depuis, l’OIF.

Ce père, c’est Jean-Marc Léger. Il a été le premier Secrétaire général à sillonner l’espace francophone avec un passeport diplomatique du Niger, ce qui lui a valu quelques remarques amusantes, voire surprenantes des douaniers francophones. Mais il a surtout été le premier à prêcher la bonne parole, avec le sens des convictions militantes qu’on lui connaît et en réglant les problèmes les plus aigus que suscite la fondation d’une institution, avec l’esprit de dialogue, les compétences de l’organisation et les principes élevés de rigueur qui le caractérisent.

Dés le début des années soixante, il s’est illustré par un engagement aux multiples facettes, dont l’objectif unique est totalement voué au fait francophone et au tissage méthodique et mobilisateur des liens entre les francophones. Jean-Marc Léger a aussi été Secrétaire général de l’Association internationale des journalistes de langue française et un de ses animateurs les plus résolus, mettant au service de ses confrères francophones, une expérience très riche de journaliste et de président de l’Union des journalistes canadiens. Il a mis ses compétences d’intellectuel engagé au service de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, aujourd’hui devenue l’AUF, en dirigeant dès sa création son secrétariat général.

Jean-Marc Léger est incontestablement de cette trempe de personnalités pionnières, au génie créateur et à la disponibilité généreuse pour ses pairs.

Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs, chers amis, pourquoi notre Secrétaire général a souhaité que la médaille Senghor soit décernée à Jean-Marc Léger. Il n y avait pas de meilleure circonstance que le quarantième anniversaire de l’Organisation, ni de meilleur lieu que ce Musée des beaux arts, à Montréal, en terre québécoise pour lui rendre un tel hommage.

Merci infiniment Jean-Marc.

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