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DISCOURS DE M. ABDOU DIOUF - OTTAWA, 24 MARS 2009

Discours prononcé par le Secrétaire général de la Francophonie lors de Journée internationale de la Francophonie à Ottawa.

Me revoici, avec le plus grand plaisir, en terre canadienne, quelques mois après le Sommet de Québec qui fut un grand succès et un grand moment pour la Francophonie. Croyez bien que l’imagination, la créativité, l’innovation qu’ont insufflées les co-hôtes canadiens et québécois à cette Conférence ont constitué un élan et un encouragement formidables pour l’OIF et les opérateurs, mais aussi pour le Secrétaire général de la Francophonie qui tenait à venir fêter, avec vous, cette Journée internationale, avec certes quelques jours de retard. Mais est-il besoin d’attendre le 20 mars pour fêter la Francophonie au Canada ? Je réponds sans hésiter non, tant nous avons de raisons de nous réjouir et de nous féliciter, au quotidien, de l’engagement militant du Canada, du Québec et du Nouveau-Brunswick.

Et je voudrais saisir cette occasion pour remercier chaleureusement, toutes celles et tous ceux, rassemblés ici ce soir, que je sais francophones et francophiles convaincus. Merci à vous toutes et à vous tous, merci aux représentants de la société civile, merci au Groupe des Ambassadeurs francophones à Ottawa, merci à la jeunesse, aux artistes, aux créateurs, merci de croire en la Francophonie comme la Francophonie croit en vous.

Parce que la Francophonie est chez elle au Canada ! Le Canada qui, depuis des siècles, s’impose dans les rêves de tous les émigrants comme cette terre d’accueil et de tolérance où l’on a la certitude d’être accepté, respecté, valorisé dans sa différence. Le Canada qui nous renvoie, par là même, à cette diversité culturelle qui est au cœur du projet francophone. Et c’est là un combat qui mérite plus que jamais d’être mené, car si l’on mesure, comme ici, combien la diversité culturelle peut devenir source de dynamisme et de créativité, il faut aussi dire qu’elle peut devenir, dans d’autres régions, source de crises et de conflits.

J’ai fêté le 20 mars, à Beyrouth, aux côtés de nos frères libanais qui nous offrent le plus bel exemple d’une diversité apprivoisée et fécondante, d’un dialogue pacifié entre les cultures et les religions, à force de courage, de volonté, d’idéal. Et je ne saurais trop insister sur le devoir que nous avons tous d’appuyer l’organisation des 6es Jeux de la Francophonie, en terre libanaise, à l’automne prochain. Nous nous devons, en effet, de relayer, à l’intention du Liban, le message fort et symbolique qu’il adresse à tous les pays de la région, en accueillant cette manifestation d’envergure de la Francophonie.

Evoquant cette résistance courageuse, je voudrais avoir une pensée toute particulière pour les Acadiennes et les Acadiens, qui tiendront leur Congrès mondial, à Caraquet, en août prochain. Je serai à vos côtés à cette occasion, la Francophonie sera à vos côtés. Mais pour l’heure, savourons pleinement le plaisir d’être ensemble et de fêter la Francophonie dans la chaleur de l’amitié.

Je vous remercie.

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