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DISCOURS DE M. UELI MAURER À KINSHASA, LE 13 OCTOBRE 2012

Le Vice-président du Conseil fédéral suisse s’exprime à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du XIVe Sommet de la Francophonie

Monsieur le Président,
Excellences,
Monsieur le Secrétaire général
Mesdames et Messieurs,

J’ai le grand honneur de représenter la Suisse, au quatorzième Sommet de la Francophonie, en tant que Vice-président du Conseil fédéral.

C’est aujourd’hui un Alémanique qui représente la Suisse francophone à Kinshasa ! Ce choix est typiquement helvétique. Il est l’image d’une Suisse multiculturelle et unie.

Une Suisse qui est ouverte à la coopération internationale et qui veut favoriser le rayonnement de la Francophonie dans le monde entier.

Je remercie les femmes, les hommes et les enfants de la République démocratique du Congo pour leur accueil chaleureux.

Je félicite ses autorités pour avoir organisé, pour la première fois en Afrique centrale, un Sommet de la Francophonie.

Au travers de cette région, c’est l’Afrique entière qui est à l’honneur aujourd’hui.

Depuis Montreux, l’objectif principal de la Suisse a été de renforcer la place de la Francophonie sur la scène internationale.

La Francophonie réunit des Etats qui défendent des valeurs communes comme la paix, la démocratie, les droits de l’homme, l’éducation et la diversité culturelle. La Suisse n’a ménagé aucun effort pour atteindre ces idéaux, qui sont fortement liés à mon pays.

Nous nous sommes efforcés d’accomplir notre mission dans deux domaines en particulier. Je voudrais les nommer aujourd’hui :

1) Premièrement : l’organisation de discussions en marge des grandes conférences sur les enjeux de l’environnement. Par exemple à Rio, en juin passé. Concernant les transitions politiques de l’espace francophone, la Suisse a également organisé des rencontres ministérielles non-officielles. Par exemple, en septembre dernier en marge de l’assemblée générale de l’ONU.

2) Deuxièmement, la Suisse a favorisé l’activité des groupes d’ambassadeurs francophones dans les capitales du monde. Son objectif a été de trouver des positions communes pour faire entendre la voix de la diversité : celle de la Francophonie.
Arrivés au terme de notre présidence, nous devons soulever la question des chantiers encore ouverts :
- Il s’agira pour nous de renforcer les structures démocratiques et judiciaires de nos pays membres. C’est une nécessité ! Si nous voulons contenir de nouvelles crises politiques, nous devons le faire avec des institutions solides.
- La Francophonie doit renforcer son action préventive et soutenir les pays en crise. Grâce aux résolutions qui découlent de ses sommets, la Francophonie doit diffuser des pratiques utiles pour lutter contre les graves menaces, telles le terrorisme, la violence armée ou la criminalité.
- La gouvernance est par ailleurs au cœur de tous les débats. Il faut toutefois se garder de généraliser ce concept à tous les domaines de la vie sans y associer nos populations. Notre tâche n’est pas de trouver, en cercle clos, la bonne définition d’un problème, mais de les résoudre.
- L’état de l’environnement est une préoccupation importante de la famille francophone. Si nous ne prenons pas soin de notre planète et de ses richesses naturelles, l’avenir de nos sociétés sera en péril. Il s’agit d’un devoir de chacun auquel nous sommes très attachés en Suisse et en Francophonie. Je me réjouis de la contribution de notre organisation et de chacun des Etats membres à la sauvegarde de notre planète.
Comme vous le voyez, ce quatorzième Sommet est de grande utilité pour la Francophonie, nos pays et nos peuples. Nous devons saisir cette chance pour nous engager plus résolument en faveur des valeurs de notre organisation !

Depuis l’Afrique, nous devons adresser au monde, un message fort et clair en matière de paix, de démocratie et de respect de la nature. Et nous devons pour cela prendre des décisions fermes.

C’est avec ce vœu, Monsieur le Président, que nous vous remettons la présidence du Sommet de la Francophonie.

Si le chemin de Montreux à Kinshasa se termine en succès, avec le déroulement de ce Sommet, les valeurs de Montreux, foncièrement suisses et ancrées en Francophonie, ne connaîtront aucune limite dans le temps. J’en suis convaincu.

Je souhaite donc bonne chance et un grand succès à la présidence de la République démocratique du Congo.

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