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INTERVENTION DE CLÉMENT DUHAIME À PARIS, LE 7 MARS 2012

A l’occasion de la Cérémonie d’ouverture de la Journée internationale de la Femme 2012

Madame la Directrice générale,

Excellences, Mesdames et messieurs,

Chers invités,

« Le travail d’une femme vaut mieux que les discours de cent hommes. » dit l’adage.

Vous comprendrez donc qu’en cette soirée, dédiée aux femmes et animée par des femmes, je m’abstienne de vous faire un long discours.
Je veux juste vous dire que c’est, pour moi, un honneur et un plaisir de vous accueillir, au nom du Secrétaire général de la Francophonie, Son Excellence M. Abdou Diouf, pour célébrer la journée internationale des femmes, aux côtés de la Directrice générale de l’UNESCO.

Cette soirée est devenue pour la Francophonie un rendez-vous incontournable parce que, par-delà l’engagement de nos Organisations pour faire respecter et prospérer les droits des femmes, pour faire reculer les disparités entre les sexes, elle nous offre l’occasion de partager la joie de retrouvailles, de savourer, aussi, ce que l’art et la création doivent aux femmes, dans un climat de fête, d’amitié et de solidarité.

Je ne nie pas que la gravité soit de mise lorsqu’on est obligé d’évoquer, encore et toujours,
- Ces petites filles, ces jeunes filles qu’i n’ont pas accès à l’éducation et à la formation au seul motif qu’elles ne sont pas des hommes,
- Ces femmes qui, à compétences égales, ne parviennent toujours pas à accéder aux mêmes postes de responsabilité ou qui, à travail égal, demeurent moins rémunérées que les hommes,
- Ces mères nourricières, qui dans les pays les plus pauvres, font vivre leur famille, leur village parfois même leur région, et qui pourtant, parce qu’elles sont femmes, ne peuvent accéder aux ressources productives,
- Et toutes ces femmes qui demeurent les victimes désignées de la violence domestique, ou qui, dans les conflits armés, sont devenues la cible de prédilection.

Oui, malheureusement, il nous reste encore beaucoup à accomplir pour améliorer le statut et les conditions de vie des femmes partout dans le monde, et je peux vous assurer, qu’au cours de cette année 2012, l’OIF continuera d’agir et d’alimenter la réflexion sur les problématiques d’actualité internationale, en prenant en compte les besoins et les intérêts des femmes. Vous n’êtes pas sans savoir que tous nos États membres ont signé la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard de femmes.

Que tous nos États membres se sont engagés en 2000 à Luxembourg et, en 2010 à New York, contre la violence faite aux femmes.
Et comme vous, chère Directrice générale, je ne ménage aucun effort afin d’intégrer le genre dans tous nos programmes d’action.

Mais permettez-moi, pour conclure, de vous dire tout mon espoir en l’avenir, parce que quelque chose est en train de changer. Un mouvement que rien ne pourra plus arrêter est en marche.
Les femmes ne veulent plus attendre en observatrices ou en spectatrices que l’on décide de leur statut, de leurs droits, de leur avenir. Je pense, bien sûr, en cet instant, à toutes ces femmes qui ont joué un rôle de premier plan dans les révolutions arabes et qui entendent bien continuer à se battre sur la voie de la démocratisation. Je pense à ces trois femmes aussi courageuses que déterminées qui ont été récompensées par le Prix Nobel de la Paix.

Les femmes ne sont plus seulement décidées à prendre leur destin en main, elles sont aussi déterminées à peser sur l’avenir de leur pays, de leur région et de la planète toute entière. Et elles le font savoir clairement. C’est cet élan nouveau et plein de promesses, qu’il faut que nous célébrions, aussi, ce soir.

En terminant, je dirais que les femmes sont décidées à porter la moitié du ciel comme le dit le proverbe chinois, mais aussi à le vider de ses nuages et de ses orages.

Je vous remercie.

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