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MICHAËLLE JEAN

Biographie détaillée
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Michaëlle Jean a été élue Secrétaire générale de la Francophonie le 30 novembre 2014, lors du 15e Sommet de la Francophonie.

Née en 1957 à Port-au-Prince, en Haïti, c’est en 1968 qu’elle arrive au Canada avec ses parents qui fuient, comme des milliers d’autres familles, le régime dictatorial de François Duvalier. Elle connaît l’émigration et la douleur du déracinement.

Le Québec devient sa terre d’accueil. À l’Université de Montréal, elle complète un baccalauréat ès arts en Littérature et langues modernes (italien et espagnol).

Tout en enseignant la langue et la littérature italiennes, elle poursuit avec succès des études de maîtrise en Littérature comparée. Trois bourses lui permettent de parfaire ses connaissances en Italie, à l’Université de Pérouse, à l’Université de Florence et à l’Université catholique de Milan. Michaëlle Jean parle couramment cinq langues : le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol et le créole, en plus de lire le portugais.

Parallèlement à ses études, elle travaille pendant dix ans à la mise sur pied d’un vaste réseau de refuges d’urgence pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Ce réseau s’étendra sur tout le territoire québécois et dans d’autres provinces canadiennes.

Son mariage avec le cinéaste, essayiste et philosophe Jean-Daniel Lafond scelle un nouveau lien de cœur, cette fois avec la France, pays de culture, dont il est issu. Le couple a une fille, Marie-Éden, née en Haïti. La vie de Michaëlle Jean se trouve ainsi intimement liée au Sud et au Nord, au vieux continent comme au Nouveau Monde.

Elle participe également à plusieurs films documentaires réalisés par son mari : La manière nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant ; Tropique Nord ; Haïti dans tous nos rêves et L’heure de Cuba, tous primés au Canada et sur la scène internationale.

De 1988 à 2005, Michaëlle Jean connaît une brillante carrière de journaliste et d’animatrice d’émissions d’information à la télévision publique canadienne, les réseaux de langues anglaise et française CBC/Radio-Canada. Ses réalisations en journalisme lui valent de nombreux prix. L’Assemblée parlementaire de la Francophonie souligne son mérite et lui décerne l’insigne de Chevalier de l’Ordre de La Pléiade. De même, la Ville de Montréal et le ministère de l’Immigration et des Relations avec les citoyens du Québec la désignent Citoyenne d’honneur.

Le 27 septembre 2005, Michaëlle Jean devient la 27e gouverneure générale et commandante en chef du Canada. La très honorable Michaëlle Jean parcourt sans relâche les provinces et territoires canadiens, d’un océan à l’autre jusque dans l’Arctique. Elle œuvre au dialogue et à la solidarité, encourageant sur le terrain les initiatives de la société civile, stimulant les énergies constructives, défendant les plus démunis, attachant une attention particulière aux jeunes. Les Canadiennes et les Canadiens la réclament partout et elle va à la rencontre de ses concitoyens pour entendre et faire entendre, créer des ponts et favoriser la création de réseaux d’action pancanadiens.

Commandante en chef des forces canadiennes, auprès desquelles elle est très présente, elle se rend en Afghanistan saluer leur vaillance et demeure aux côtés des familles des soldats blessés et tués au combat.

La gouverneure générale Michaëlle Jean place avec autant de vigueur le rayonnement international du Canada au cœur de son action. Durant les cinq années de son mandat, elle effectue plus de quarante visites d’État et missions officielles à l’étranger : de l’Afghanistan à la Chine, dans dix pays africains, neuf pays des Amériques et plus d’une dizaine de pays européens.

La très honorable Michaëlle Jean détient les titres officiels suivants : membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada (C.P.), Compagnon de l’Ordre du Canada (C.C.), Commandeur de l’Ordre du mérite militaire (C.M.M.), Commandeur de l’ordre du mérite des corps policiers (C.O.M.), Décoration des forces Canadiennes (C.D.)

Le 13 juillet 2011, la France décide de l’élever à la dignité de Grand’Croix, la plus haute distinction de l’Ordre National de la Légion d’honneur, en guise de reconnaissance de « sa conscience aiguë des droits et libertés qu’elle défend sur tous les fronts », son « profond sens de solidarité », son « courage indéfectible pour combattre les injustices de ce monde », son « lien si fort avec la France » et sa « contribution éminente à l’amitié franco-canadienne. ». Le 30 juin 2014, le Bénin élève à son tour Mme Jean au grade de Grand’Croix de l’Ordre national du Bénin.

La mémoire de ses origines ne la quitte pas. Le 12 janvier 2010, un terrible tremblement de terre dévaste son pays natal et fait 300 000 morts. L’immense élan de solidarité venant du Canada est sans précédent. En octobre 2010, son mandat de gouverneur général prend fin et c’est sans hésitation qu’elle accepte le rôle d’envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti. Elle déploie toute son énergie et toute sa force de conviction pour soutenir les efforts de reconstruction d’après séisme et la volonté des Haïtiennes et des Haïtiens de sortir de la dépendance à l’égard de l’aide internationale.

Michaëlle Jean a la conviction que la jeunesse est une force et un espoir pour tout pays. C’est pourquoi elle crée avec son mari la Fondation Michaëlle Jean dont les programmes encouragent et mobilisent, par l’art et la culture, les jeunes en difficulté au Canada. Elle poursuit de cette manière l’œuvre de solidarité et de civisme qui ne cesse de guider sa vie.

Elle accepte en 2012 la fonction de chancelière de l’Université d’Ottawa, le plus grand campus bilingue en français et en anglais au monde. Elle promeut un important programme de partenariat, en cotutelle et en co-diplomation, avec d’autres universités des pays de la Francophonie qui participent au renforcement des compétences, des connaissances et de la professionnalisation.

Michaëlle Jean est très engagée pour la promotion de la langue française. En effet, en 2010, à la demande du secrétaire général de la Francophonie, elle accepte et assume avec dynamisme et rigueur le rôle de Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux olympiques et paralympiques de Londres 2012.

Michaëlle Jean a aussi reçu le Prix Canada 2009 du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM) pour sa contribution extraordinaire à l’avancement de l’égalité entre les femmes et les hommes.

La même année, elle reçoit le Prix de reconnaissance de l’Excellence du Conseil d’administration de l’Institut national de la qualité pour sa contribution exceptionnelle à la qualité de vie des Canadiens et des Canadiennes et de l’humanité.

En 2011, le réseau international Universities Fighting World Hunger lance le Michaëlle Jean Emergency Hunger Relief Award qui récompense des étudiants qui se sont démarqués dans la lutte contre la faim en situation de crise humanitaire.

De nombreuses universités canadiennes et étrangères lui accordent des doctorats honorifiques qui saluent ses engagements et son action :
• Université d’Ottawa (2006) ;
• Université de Pérouse en Italie (2006) ;
• Université McGill (2006) ;
• Université York (2007) ;
• Université du Manitoba (2007) ;
• Université d’Alberta (2008) ;
• Université de Moncton (2009) ;
• Université Laval (2009) ;
• Collège militaire royal du Canada (2010) ;
• Université de Montréal (2010), son alma mater ;
• Université de Guelph (2011) ;
• Université de Calgary (2011) ;
• Le Barreau du Haut-Canada (2012) ;
• Université Carleton (2012) ;
• École normale supérieure de Lyon (2012) ;
• Université De Paul de Chicago (2013) ;
• NorQuest College (2013) ;
• Université Laurentienne (2014).



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