Sommaire De Ouagadougou à Bucarest, par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie
I. Paix, démocratie et droits
de l’HommeI. Les grandes étapes depuis le Sommet de Ouagadougou
II. Prévention et règlement des crises
et des conflitsIII. Sorties de crise, transitions,
consolidation et maintien de la paixDÉMOCRATIE, DROITS
DE L'HOMME ET ÉTAT DE DROITI. Développement institutionnel
et gouvernance démocratiqueII. Diversité culturelle
et linguistiqueI. La coopération internationale
en matière de gestion et de
régulation de la diversité culturelleII. Le développement des politiques
nationalesIII. La production et la diffusion
des produits et contenus culturelsIII. Technologies
de l’information et médiasI. Les défis de la société
de l’informationII. La présence francophone dans
le paysage médiatique internationalIV. Le français dans les organisations internationales
I. La place de la langue française
aux Nations uniesII. La place de la langue française
en EuropeIII. La place de la langue française
au sein des organisations africainesV. Éducation, formation, enseignement supérieur
et rechercheI. L’accès des enfants aux études
primairesII. L’enseignement et l’apprentissage
du français et en françaisVI. Solidarité et développement durable
I. La réduction de la pauvreté
dans une stratégie
de développement durableII. L’intégration des pays
en développement et des pays
les moins avancés à l’économie
mondialeVII. Une Francophonie modernisée
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Technologies de l’information et médias
C’est dans la perspective d’une solidarité numérique et médiatique que la Francophonie s’est attachée en 2005 et en 2006 à assurer l’insertion de ses pays membres dans la société de l’information. Reconnaître le droit de tous, sans exclusion ni discrimination, à prendre part à l’édification d’une société de l’information démocratique, solidaire et riche de sa diversité et de la pluralité des outils et des supports de communication, tels sont les principes qui fondent la stratégie de la Francophonie.
“Le Sommet mondial sur la société de l’information a constitué pour la Francophonie l’occasion de mettre plus systématiquement les technologies de l’information au service du développement, car la réduction de la fracture numérique et les risques de marginalisation des pays du Sud doivent être pris en compte dans l’édification d’une société de l’information plus solidaire”, déclarait M. Abdou Diouf.
Les actions de la Francophonie passent d’abord par une contribution active des francophones aux concertations internationales et par un accompagnement des pays du Sud dans la mise en place d’un environnement propice à la démocratisation de l’accès aux technologies. Ce qui implique, d’une part, de favoriser les libertés de choix technologiques, notamment pour relever le défi de la numérisation et, d’autre part, de développer les compétences et les échanges d’expériences afin de faciliter l’éducation à distance et la création de contenus en français et dans les langues partenaires.
L’essor des technologies de l’information et de la communication (TIC) n’empêche pas les médias traditionnels de demeurer les outils privilégiés d’accès à l’information pour les populations des pays du Sud. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a donc focalisé son intervention en faveur de la presse, des radios et des télévisons du Sud, véritables moyens d’expression de la diversité culturelle et garants de la vie démocratique. Elle a privilégié leur renforcement en favorisant la circulation d’une information de qualité produite par le Sud et en appuyant les politiques d’organisation du paysage médiatique. Enfin, la Francophonie dispose, avec TV5MONDE, d’un outil efficace et puissant, troisième réseau international de télévision.
1. Participation francophone aux concertations internationales
L’ambition de la Francophonie est d’aider les pays en développement à participer à l’élaboration des normes et des protocoles ouverts qui garantissent la diversité au sein de l’univers numérique. Pour parvenir à cette gouvernance multilatérale, elle s’associe à des partenaires internationaux comme régionaux et développe des positions communes en préparation des réunions des instances internationales spécialisées : suivi du Sommet mondial sur la société de l’information, gouvernance de l’Internet, mécanismes de financement de la fracture numérique, etc.
1.1 — Gouvernance et normalisation
L’Institut francophone des technologies de l’information et de la formation (Intif) de l’OIF agit ainsi dans le domaine de la gouvernance de l’Internet auprès des grandes organisations : World Wide Web Consortium, Internet Corporation for Assignated Names and Numbers (Icann), Numbers Ressource Organisation, Internet Engineering Task Force, Internet Society. La gouvernance recouvre “l’élaboration et l’application, par les États, le secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et de programmes communs propres à modeler l’évolution et l’utilisation de l’Internet” (extrait du rapport du groupe de travail sur la gouvernance de l’Internet, juillet 2005).
Dans ce cadre, l’Intif a contribué à la prise en compte des intérêts francophones en facilitant la contribution de francophones des pays en développement aux rencontres de l’Icann tenues au Cap (Afrique du Sud, décembre 2004), à Mar del Plata (Argentine, avril 2005), à Wellington (Nouvelle-Zélande, mars 2006) et à Marrakech (Maroc, juin 2006). Elles ont en particulier porté sur l’internationalisation des noms de domaines Internet par la prise en compte des caractères des alphabets autres que celui de la langue anglaise. Au Cap et à Marrakech, l’Intif a organisé des ateliers sur la sécurisation des noms de domaines Internet. À Marrakech, l’African Top Level Domain Association a pu tenir, en marge, une assemblée générale des gestionnaires des noms de domaines Internet nationaux africains grâce à un appui conjoint de l’OIF et du ministère français des Affaires étrangères.
De plus, les efforts entrepris par l’OIF pour renforcer la présence des professionnels des bibliothèques, de la documentation et des archives dans les instances internationales spécialisées et dans les concertations internationales et régionales ont engendré une véritable dynamique francophone. Ainsi, un partenariat multipartite se développe entre l’Intif, le Conseil international des archives (CIA), l’Association internationale des archives francophones (AIAF) et des institutions archivistiques nationales des pays francophones pour entreprendre des actions professionnelles communes. Depuis 2004, un groupe francophone de plus de 25 pays a été reconnu au sein du CIA et une branche spécialisée sur les réalités professionnelles du milieu archivistique francophone est en place.
Enfin, l’Intif encourage la présence de francophones aux réunions de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et de bibliothèques (Ifla). Un appui a ainsi été apporté aux réunions de travail du caucus francophone de l’Ifla (27-28 février 2006, Bruxelles). Un cédérom, En français à l’Ifla, rassemblant près de 500 communications en français ou traduites en français lors des congrès annuels de la fédération, a été coédité puis diffusé gratuitement aux bibliothèques.
Plus d’informations : http://bibliodoc.francophonie.org
En complémentarité, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) favorise la présence des francophones dans le domaine de la normalisation, notamment auprès de l’Organisation internationale de normalisation au sein de laquelle elle a le statut de “liaison de rang A”. L’AUF participe deux fois par an aux ateliers de normalisation de la formation à distance (JCT1/SC36) dont l’objectif est de publier une norme permettant l’interopérabilité des systèmes d’enseignement en ligne.
Elle organise également, tous les deux ans, les rencontres “Initiatives” réunissant les spécialistes mondiaux des TIC qui permettent la confrontation des points de vue.
En 2005, dans le cadre de la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), l’AUF a coordonné l’organisation du colloque international “Initiatives 2005” sur “La norme comme instrument de réussite d’une société de la connaissance partagée” à Tunis (Tunisie, 14-15 novembre 2005). Bénéficiant d’un comité scientifique international réunissant des francophones et des anglophones, ce colloque a été précédé le 13 novembre par deux tutoriels sur “Terminologie multilingue appliquée à la formation à distance” et “Usages concrets de la norme appliquée à la formation à distance”. À l’issue de ces rencontres, un consensus s’est dégagé sur la nécessité de promouvoir la mise en place de normes ouvertes répondant aux besoins linguistiques, culturels et économiques, notamment des pays du Sud, et sur l’exigence de mobilisation de tous les acteurs de l’éducation et de la formation (utilisateurs, éditeurs de contenus, industriels, responsables de réseau). En contrepartie, les normes établies en consensus permettront de préserver les patrimoines de bien public et de favoriser la pluralité des approches éducatives ainsi que la diversité des modes de transmission du savoir.
1.2 — Deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l’information
En décembre 2003 à Genève (Suisse), la première phase du SMSI s’était conclue par l’adoption d’une déclaration et d’un plan d’action.
Lors des trois réunions préparatoires à la deuxième phase du SMSI (Tunis, 16-18 novembre 2005) tenues à Hammamet (Tunisie, juin 2004) puis à Genève (février et septembre 2005), l’OIF a contribué à l’organisation d’événements et a permis la participation de représentants francophones du Sud.
Une réunion informelle des délégués francophones participant au troisième comité préparatoire (Prepcom 3) du sommet s’est tenue le 22 septembre 2005. Cette rencontre, à laquelle ont pris part une soixantaine de délégués, dont plusieurs ministres, ambassadeurs et chefs de délégation de pays francophones, a permis aux participants de faire le point sur la contribution de la Francophonie depuis le lancement du sommet et d’échanger sur les perspectives de collaboration.
L’Intif a contribué à faire prendre en compte les positions adoptées lors de la Conférence ministérielle de la Francophonie sur la société de l’information (Rabat, Maroc, septembre 2003). Cette action s’est essentiellement concentrée dans le groupe de travail sur la gouvernance Internet des Nations unies et a consisté à établir des propositions sur le multilinguisme, la diversité culturelle et l’internationalisation de la gestion des ressources Internet critiques qui figurent dans le rapport déposé à la Prepcom 3. Les membres francophones de ce groupe de travail ont bénéficié d’un appui de l’Intif afin de pouvoir apporter sans discontinuité leurs contributions au rapport.
L’Intif apporte également une contribution aux travaux du comité consultatif mis en place par le Secrétaire général des Nations unies pour la préparation de la première réunion du Forum sur la gouvernance Internet. Ce forum, souhaité par les chefs d’État lors de la deuxième phase du SMSI, doit débattre des questions non traitées ou non résolues de la gouvernance, et notamment contribuer à l’émergence d’une gouvernance Internet orientée vers le développement. La première réunion du comité a eu lieu en juin 2006 à Genève.
Enfin, l’Intif a été nommé membre du Conseil stratégique de l’Alliance globale pour les technologies de l’information et des communications pour le développement mise en place les 19 et 20 juin 2006 lors d’une réunion à Kuala Lumpur (Malaisie). Par ailleurs, neuf experts de pays francophones en développement ont pu participer à cette réunion grâce au soutien de l’Intif.
http://www.intif.francophonie.org
Contribution de la Francophonie au SMSI : http://smsi.francophonie.org
Lancé officiellement à Genève, le 14 mars 2005, le Fonds de solidarité numérique est une initiative africaine née au sein du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique et soutenue par la Francophonie. Son objectif est de dépasser la fracture numérique pour promouvoir la paix, le développement durable, la démocratie, la transparence et la bonne gouvernance.
Le fonds est constitué par les contributions initiales de ses membres : États, régions et provinces, villes et gouvernements locaux. S’il a vocation à s’ouvrir aux organisions internationales, l’OIF reste la première et la seule agence internationale à y contribuer. Le fonds compte 21 membres fondateurs, dont 13 font partie de l’espace francophone. http://www.dsf-fsn.org
2. Réduction de la fracture numérique
Depuis plus de dix ans, la Francophonie s’attaque à l’écart technologique croissant entre le Nord et le Sud. Elle mène une politique d’équipement, au sein des universités, des écoles et lycées, des associations de jeunesse, donnant accès aux campus numériques francophones de l’AUF dans les universités et aux classes et centres multimédias municipaux de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire.
2.1 — Campus numériques francophones
Le déploiement des technologies de l’information nécessite la présence dans les pays les plus démunis d’infrastructures techniques à proximité des publics d’apprenants et d’enseignants. L’AUF déploie à cet effet un réseau de 26 campus numériques francophones et de 16 centres d’accès à l’information. Gérés par des conseils d’orientation associant l’AUF et les universités dans lesquelles ils sont installés, les campus numériques et les centres d’accès répondent à des besoins de formation, de production de contenus pédagogiques, de mise en réseau et de circulation de l’information scientifique et technique.
C’est à partir de ces structures que s’est développé un dispositif cohérent d’appui aux universités par les TIC.
Les campus numériques francophones s’attachent notamment :
– à faciliter la conclusion de partenariats inter-universitaires pour déployer des dispositifs d’enseignement à distance s’appuyant sur les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement ;
– à promouvoir l’introduction des technologies éducatives dans les pratiques pédagogiques des enseignants, notamment à travers des aides à la réalisation de cours en ligne ;
à renforcer et à moderniser les formations classiques par l’introduction progressive de modules utilisant des supports numériques.
En 2005, 22 186 étudiants, enseignants et chercheurs ont fréquenté l’un des 26 campus numériques ou des 16 centres d’accès à l’information situés dans 37 pays, et ont commandé 15 985 articles scientifiques. L’équivalent de 2 473 journées de formation intensive et permanente ont été organisées.
Liste complète des campus numériques francophones et des centres d’accès à l’information : http://www.auf.org/rubrique16.html.2.2 — Classes et centres multimédias municipaux
L’AIMF installe dans des espaces publics des centres multimédias qui permettent aux jeunes, aux femmes, aux représentants d’associations ou aux commerçants de se familiariser et d’accéder aux technologies de l’information.
Elle apporte aussi son appui aux établissements scolaires en créant des classes de formation assistées par ordinateur.
Ces équipements favorisent la coopération entre établissements scolaires francophones, en développant les activités communes et en permettant la diffusion plus large des moyens didactiques échangés. Ils peuvent ainsi intégrer le réseau d’établissements d’enseignement secondaire qui communiquent entre eux en utilisant les techniques modernes de télécommunication.
En 2005-2006, quatre classes d’aide et de renforcement ont été mises en place et connectées à : Brazzaville (École normale supérieure, Congo), Casablanca (lycée Mohammed V, Maroc), Mopti (Institut de formation des maîtres de Sévaré, Mali) et Dosso (école normale Malibero, Niger). Deux centres multimédias municipaux ont été créés à Lokossa (Maison du peuple, Bénin) et à Port-au-Prince (Centre d’appui à la jeunesse, Haïti).
Au total, 47 centres multimédias municipaux sont installés dans 25 villes membres.
Plus d’informations : http://maires.francophonie.org
L’acquisition des compétences dans le domaine des TIC est un des défis majeurs à relever pour permettre l’insertion des pays francophones du Sud dans la société de l’information. Les formations dans ce domaine exigent des compétences pointues et un environnement matériel et logiciel approprié, donc des investissements conséquents souvent hors de portée des pays. Face à cette situation, la Francophonie a choisi d’appuyer les politiques nationales de formation en privilégiant les ateliers régionaux et nationaux de formation de formateurs.
3.1 — Formation des acteurs
La formation des acteurs de la société de l’information vise à mettre à niveau une masse critique de personnes pouvant à leur tour transmettre ces connaissances. Ces formations sont articulées autour de trois thématiques : l’appropriation des systèmes et des réseaux, la production de contenus d’information, l’appropriation et la maîtrise des dispositifs d’enseignement ouvert et à distance utilisant les technologies éducatives.
L’OIF et l’AUF mènent de concert une politique de formation de formateurs à la maîtrise des outils logiciels, aux méthodes de création de contenus.
Trois ateliers régionaux ont, par exemple, été proposés par l’Intif sur les technologies Internet avancées lors de la 2e édition des Rencontres africaines des logiciels libres organisées par l’OIF et l’Association africaine des logiciels libres à Libreville (Gabon, 19-21 octobre 2005). 90 personnes ont ainsi été formées dans les domaines suivants : sécurité Internet, services Internet, environnements de travail collaboratifs. Un atelier de formation pour l’Afrique de l’Ouest a également eu lieu sur l’initiation aux aspects techniques du commerce électronique à Conakry (Guinée, 23-25 juin 2005) à l’intention de décideurs.
L’Intif met en place des laboratoires TIC (Labtic), véritables espaces collectifs mutualisés servant de cadre à la démultiplication des transferts de compétences au niveau national en associant les acteurs des secteurs public, privé et associatif. Les Labtic offrent ainsi la possiblité de faire des formations tout en créant un environnement matériel et logiciel permettant aux stagiaires de poursuivre et de consolider leurs acquis de manière continue. Ces actions de formation favorisent une appropriation technologique réelle qui peut servir de base à une industrie nationale numérique.
En 2006, 15 laboratoires sont en place auprès de partenaires locaux dans les pays en développement : Varna (Bulgarie), Rabat (Maroc), Yaoundé (Cameroun), Antananarivo (Madagascar), Nouakchott (Mauritanie), Lomé (Togo), Abidjan (Côte d’Ivoire), Libreville (Gabon), Ouagadougou (Burkina Faso), Conakry (Guinée), Niamey (Niger), Bamako (Mali), Dakar (Sénégal), Hanoi (Vietnam), Ventiane (Laos).
En 2004-2005, 300 stagiaires ont été formés aux logiciels libres. Ils contribueront à créer une masse critique nationale nécessaire pour l’exercice de la liberté des choix technologiques nationaux.
Cinq nouveaux Labtic sont mis en place en 2006, au Bénin, en République démocratique du Congo, au Rwanda, au Burundi et au Congo.
De plus, l’Intif a organisé en 2006 des ateliers francophones sur la lutte contre le spam (Rabat, Maroc, 20-22 mars 2006), sur la sécurité des systèmes et réseaux Internet (Dakar, Sénégal, 17-21 avril 2006), sur les stratégies nationales et régionales relatives à l’accès communautaire à Internet (Yaoundé, Cameroun, 8-10 mai 2006), et sur les technologies réseaux avancées (Nairobi, Kenya, 7-18 mai 2006).
Les formations de formateurs de l’AUF dénommées “Transfer”, ateliers régionaux d’enseignement intensif, sont axées sur l’appropriation des techniques et concepts permettant la mise en œuvre d’un projet utilisant les TIC. Les contenus couvrent 10 thèmes répondant à trois logiques de métier : administration système et réseau ; conception, création et gestion de systèmes d’information ; développement des technologies éducatives.
Ces ateliers sont organisés sur une semaine en partenariat avec les universités locales, qui mettent à disposition de l’équipe pédagogique un référent spécialiste des thématiques traitées. En 2005, les 95 ateliers organisés ont permis de former 1 400 personnes. Un passeport TIC pour le développement est délivré à tout nouveau participant à une formation Transfer. À chaque formation, l’établissement membre de l’AUF concerné délivre un visa permettant de formaliser les compétences capitalisées. 54 établissements membres de l’AUF ont adhéré à la charte du passeport TIC en 2005 et 1 084 nouveaux passeports ont été délivrés.
http://www.transfer-tic.org
TV5MONDE s’engage également dans la formation de formateurs et de responsables pédagogiques à l’appropriation et à l’utilisation de son dispositif d’information et de services pédagogiques “Apprendre et enseigner avec TV5MONDE”. Elle offre ainsi aux enseignants de français un appareil didactique très élaboré.
Chapitre V : “II-3 L’action de TV5MONDE en appui à l’enseignement du français”
http://www.tv5.org/enseignants
Au-delà d’une simple démocratisation de l’accès aux TIC, les classes et les centres multimédias municipaux de l’AIMF améliorent les compétences technologiques et méthodologiques des formateurs. En 2005-2006, 124 animateurs de centres ont été formés dans 26 villes membres (Abidjan, Bamako, Bangui, Bobo-Dioulasso, Brazzaville, Casablanca, Conakry, Douala, Dosso, Hanoi, Hô Chi Minh-Ville, Hué, Libreville, Lokossa, Lomé, Mopti, N’Djamena, Niamey, Ouagadougou, Ouahigouya, Port-au-Prince, Sousse, Tenkodogo, Tunis, Victoria, Yaoundé).
Pour sa part, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) met en œuvre un programme de coopération “Noria”, financé par l’OIF. Il a pour objectif principal de renforcer les capacités des parlements du Sud par l’amélioration de la circulation de l’information parlementaire au moyen des TIC. Le programme “Noria” propose trois types d’appui spécifiques aux assemblées membres de l’APF :
– Un appui généralisé, en direction des assemblées francophones, favorise la production, la diffusion et la conservation de l’information législative des assemblées bénéficiant du programme. Les parlements du Burkina Faso, du Bénin, du Congo et de Madagascar sont actuellement bénéficiaires de cet appui.
– Un appui spécial, en direction des assemblées non francophones, renforce la présence de l’information francophone dans les parlements où elle est absente ou sous-représentée. Les bénéficiaires actuels sont les parlements du Cap-Vert, du Cambodge, de l’ex-République yougoslave de la Macédoine, de la Tunisie et du Vietnam.
– Un appui réseau, en direction de l’ensemble des personnels parlementaires, encourage la constitution et l’animation de réseaux autour du travail d’information parlementaire. Il est destiné aux personnels spécialisés des assemblées (documentalistes, bibliothécaires, responsables de sites). Dans ce cadre, deux séminaires de formation se sont tenus en juin 2005 à Tunis et en février 2006 à Québec.
Plus d’informations : http://noria.apf.francophonie.org
3.2 — Formation à distance
En 2004-2005, l’AUF a proposé 24 formations diplômantes à distance, 32 en 2005-2006 et 45 pour l’année universitaire en cours (2006-2007). Ce déploiement s’accompagne d’un investissement dans la formation des enseignants locaux qui permet de compter sur des enseignants locaux formés à l’enseignement à distance.
La formation des acteurs locaux est donc assurée à la fois par les diplômes proposés qui permettent de former des spécialistes locaux sur lesquels l’AUF peut ensuite s’appuyer, mais aussi par l’organisation dans les campus numériques francophones d’ateliers de formation. Ces derniers s’adressent aux enseignants désirant se spécialiser dans l’enseignement à distance, notamment le tutorat et le travail collaboratif à distance. En 2005, plus de 1 000 enseignants ou personnels des universités du Sud ont suivi l’un de ces ateliers.
Cette stratégie s’avère payante. À la rentrée 2006-2007, l’AUF est en mesure de proposer sept diplômes à distance proposés par des établissements africains.
Chapitre V : “TV5 Offres de formation à distance”
L’AUF a créé un réseau transdisciplinaire de chercheurs en TIC pour l’enseignement, Res@TICE. Ce réseau, réunissant chercheurs et praticiens du Nord et du Sud, porte un regard critique sur les technologies. Leur arrivée massive, souvent mal contrôlée, dans les systèmes éducatifs nécessite de revisiter certains concepts, de s’interroger sur les usages, les conditions d’appropriation, de pérennisation des dispositifs et des nouvelles ressources. Les premiers travaux de recherche ont été sélectionnés et financés en 2006.
http://www.resatice.org
À l’Université Senghor, les professeurs associés du département “Gestion du patrimoine culturel”, qui assurent une formation continue à distance non diplômante aux agents du patrimoine, mettent leurs cours en ligne et leur donnent une dimension interactive.
http://www.usenghor-francophonie.org/enseig/pc/cours.htm
4. Création, libre circulation et numérisation des contenus
4.1 — Création de contenus numériques
La Francophonie renforce la création et la circulation de contenus numériques francophones, tout en continuant à soutenir les publications et les productions traditionnelles.
Après l’anglais, qui représente 45 % des pages Internet, et l’allemand (7 %), le français est la troisième langue de la Toile avec 5 %, devant l’espagnol (4,5 %), tandis que 90 % des langues du monde ne sont pas représentées sur Internet.
http://funredes.org/lc/
Le Fonds francophone des inforoutes
Créé en 1997, il a pour mission de promouvoir l’usage et la maîtrise des TIC dans les pays du Sud et d’Europe centrale et orientale en soutenant des initiatives multilatérales de production de contenus francophones, dans le respect des priorités déterminées par les instances de la Francophonie.
À la suite d’une évaluation externe achevée en mai 2004, des mesures ont été prises pour améliorer
l’efficacité de l’action du fonds et sa visibilité. L’appel à propositions de mai 2005 a donc privilégié les projets contribuant au développement de la maîtrise et de l’usage des logiciels libres, des normes ouvertes et des systèmes multi-plateformes, à l’appropriation et à l’usage des TIC par les femmes, les jeunes et les populations rurales, au développement de partenariats publics/privés/société civile, et à la mise en place d’approches régionales.
Trois projets ont été retenus pour le volet général et un second volet du fonds a été ouvert. Il consiste à accompagner le financement de projets par des actions de promotion et de communication assurant la visibilité du fonds auprès des acteurs de terrain. Parallèlement, des missions de suivi et d’évaluation des projets, nécessaires pour mesurer les résultats obtenus, permettront de maintenir la pertinence du fonds à l’égard des réalités du terrain.
L’information scientifique et technique
L’AUF favorise la mise en ligne d’informations scientifiques et techniques et de travaux de recherche. Au total, plus de 30 revues électroniques sont soutenues, ainsi que des centaines de sites scientifiques. Pour sa part, le projet “Blogosfer” offre à chaque enseignant-chercheur un espace lui permettant de mettre en ligne ses cours et/ou de publier ses travaux, une bibliothèque virtuelle constituée des ouvrages soutenus et coédités par l’AUF (150 titres en libre accès).
La mise à disposition de ressources pédagogiques en français s’effectue à travers un portail alimenté par des scientifiques du Sud, l’Infothèque.
À ces actions s’ajoute la sauvegarde des patrimoines scientifiques du Sud (océan Indien, Haïti, Asie du Sud-Est, Afrique) comptant plusieurs milliers de documents désormais disponibles gratuitement en ligne.
Infothèque de l’AUF : http://www.infotheque.info
Sur la base d’appels d’offres publiés annuellement, l’AUF apporte aux projets sélectionnés un soutien logistique et financier. En 2005, cinq nouvelles revues ont été sélectionnées par le Conseil scientifique de l’AUF :
– Revue africaine de didactique des sciences et des mathématiques (École normale supérieure, Nouakchott, Mauritanie) ;
– Recherches africaines (Université de Bamako, Mali) ;
– e-Santé de l’Université de Mahajanga (Université de Mahajanga, Madagascar) ;
– Urbamag (Université du 7 novembre, Tunisie) ;
– Revue maghrébine de neurosciences (Université de Sfax, Tunisie).
L’Institut français de l’information scientifique et technique offre différents services en ligne permettant, notamment, de consulter le catalogue de son fonds documentaire et de commander des articles scientifiques, livrables par Internet, ainsi que des thèses et des chapitres d’ouvrages. Afin de permettre aux chercheurs et enseignants du Sud d’utiliser ce dispositif, les campus numériques francophones et les centres d’accès à l’information de l’AUF sont abonnés à ces services, et, en 2005, ont fourni à leurs utilisateurs 19 000 articles scientifiques et 120 thèses.
Le Centre international francophone de documentation et d’information
Le Centre international francophone de documentation et d’information rassemble et diffuse la documentation et l’information francophones. Il donne accès à de nombreuses banques de données, dont une photothèque en ligne et une sitothèque. Le Cifdi produit un bulletin d’alerte électronique mensuel, Echoweb, crée des dossiers documentaires virtuels, des cédéroms, notamment le jeu Voyage francophone.
Le site donne accès à plus de 2 300 sites Internet du monde francophone. Le bulletin Echoweb, qui a fêté son 100e numéro en mars 2005, compte plus de 1 500 abonnés sur les cinq continents.
La photothèque de l’OIF propose plus de 2 500 images sur les activités, l’histoire et la diversité de ses pays membres. Elle s’est enrichie en 2005 de plus de 700 photos.
Plus d’informations :
http://cifdi.francophonie.org
http://phototheque.francophonie.org
http://jouer.francophonie.org
TV5.org, le huitième signal de TV5MONDE
TV5MONDE développe un site Internet très complet qui peut être considéré comme un véritable portail en français illustrant la diversité culturelle de la Francophonie. Portail généraliste de service public, tv5.org offre une gamme de contenus, ressources, services et outils multimédias et interactifs gratuits. Il dispose notamment d’une rubrique “Langue française” avec, notamment, des dictionnaires en ligne (dictionnaire multifonctions, traducteur en 20 langues, etc.).
De nombreuses nouveautés ont été développées en 2005 et 2006 :
– Un guide des programmes personnalisé et régionalisé. Après les États-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas, de nouvelles déclinaisons locales multilingues seront lancées d’ici à la fin 2006, afin de renforcer l’audience de la chaîne auprès des publics non francophones, de plus en plus nombreux, et mettre en valeur les programmes sous-titrés.
– Plus de 50 sujets vidéo sont proposés quotidiennement dans six journaux consacrés à l’actualité mondiale, panafricaine, économique.
Les rubriques dédiées sont actualisées en continu.
– Un guide des meilleurs blogues francophones.
De plus, TV5MONDE a créé un site consacré à Léopold Sédar Senghor, l’un des pères fondateurs de la Francophonie, dont on célèbre le 100e anniversaire de la naissance en 2006 : www.tv5.org/senghor. La Journée internationale de la Francophonie (20 mars) et le XIe Sommet de la Francophonie (28-29 septembre 2006) font également l’objet de sites événementiels. Enfin, TV5MONDE a établi un partenariat avec francofffonies !, le festival francophone en France, dont il héberge le site et promeut les manifestations.
En 2006, de nouveaux contenus ont été produits avec des partenaires français sur les droits de l’Homme (Mémorial de Caen), la citoyenneté (Académie des sciences morales et politiques), les sciences et l’environnement (Cité des sciences et de l’industrie) et la diversité culturelle (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée).
Le Prix de la Francophonie numérique, organisé conjointement par l’Intif et la représentation permanente de l’OIF à Genève, récompense une personnalité ou une institution qui se distingue par son engagement pour une société de l’information solidaire, innovante et multiculturelle. Il est traditionnellement remis par le représentant permanent de l’OIF à Genève au mois de mars, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie.
En 2005, le Comité international olympique a obtenu ce prix pour sa contribution au développement de la solidarité internationale et pour la qualité de son site Internet. Entièrement bilingue français-anglais, respectant ainsi la Charte olympique.
En 2006, la Télévision suisse romande a été récompensée pour ses multiples actions de formation dans le domaine des TIC, notamment dans le cadre de sa coopération avec le Conseil international des radios-télévisions d’expression française (Cirtef) et la direction du Développement et de la Coopération suisse pour la création et l’animation d’un centre régional de production et de formation à Niamey, au Niger, à l’intention des professionnels africains de l’audiovisuel.
4.2 — Libre accès et libertés de choix technologiques
Conformément aux Conférences ministérielles sur la culture (Cotonou, 2001) et sur la société de l’information (Rabat, 2003), la Francophonie favorise le développement, la diffusion et l’usage de logiciels libres pour éviter que les pays en développement ne se trouvent en situation de dépendance technologique vis-à-vis d’un fournisseur. L’expression “logiciel libre” fait référence à la liberté pour les utilisateurs d’exécuter le programme, d’étudier son fonctionnement et de l’adapter à leurs besoins, de redistribuer des copies, d’améliorer le programme et de publier les améliorations pour en faire profiter toute la communauté. Le choix de l’utilisation de normes et de standards ouverts permet d’éviter des incompatibilités techniques pouvant conduire à des pertes de données publiques. Il s’oppose à toute restriction des échanges et encourage la diversité d’expression. Beaucoup plus qu’une solution technique, il défend le libre accès aux savoirs. Grâce à leur faible coût d’opération et surtout aux principes de liberté et de partage qu’ils sous-tendent, les logiciels libres représentent une opportunité pour soutenir le développement durable des pays francophones du Sud.
En 2004 et 2005, l’OIF a donc soutenu l’organisation des Rencontres africaines du logiciel libre (respectivement, du 4 au 7 octobre à Ouagadougou et du 19 au 21 octobre à Libreville). À l’occasion du 4e Forum sur le développement de l’Afrique sur le thème de la gouvernance, l’OIF a contribué à l’élaboration du volet TIC qui prenait en compte les résultats des Rencontres africaines du logiciel libre 2004. Les Rencontres mondiales 2005 sur les logiciels libres à Dijon (France, 5-9 juillet) ont également été soutenues, ainsi que le 7e Forum international du logiciel libre de Porto Alegre (Brésil, 19-22 avril 2006).
L’AUF, en partenariat avec l’Association francophone des utilisateurs de Linux et logiciels libres, a mis en place un réseau de centres Linux et logiciels libres fondé sur le développement et l’utilisation de solutions technologiques et pédagogiques ouvertes dans les pratiques d’enseignement, de recherche ou de communication. Ces centres sont basés à Antananarivo, Bamako, Chisinau, Dakar, Hanoi et Rabat.
4.3 — Numérisation des œuvres de création et des savoirs
La numérisation des patrimoines écrits rend possibles la conservation et la diffusion de ces patrimoines et transforme très rapidement les modes d’utilisation des données.
Si les promoteurs de la coopération en matière de numérisation des patrimoines ont d’abord privilégié le cadre européen, la dimension linguistique et donc francophone du patrimoine écrit a également été prise en compte.
L’Intif et l’AUF mènent ainsi une politique d’aide à la numérisation des fonds francophones des institutions nationales, bibliothèques et archives nationales pour l’OIF, bibliothèques et centres de documentation universitaires pour l’AUF.
L’Intif favorise la production et la diffusion de contenus numériques francophones par les différents milieux professionnels, en soutenant des initiatives exemplaires, comme la plateforme Cyberdocs http://cyberdocs.univ-lyon2.fr, qui assure la numérisation de travaux académiques utilisant les formats ouverts, ou le site portail qui fédère les bibliothécaires francophones http://bibliodoc.francophonie.org. Il soutient dans le même esprit des modules de production de contenus sur cédérom ou sur Internet, des logiciels comme CDS-ISIS, ou des logiciels de gestion de bibliothèques numériques.
Paris, Bibliothèque nationale de France, 28 février 2006
“Les bibliothèques nationales de Belgique, du Canada, de France, du Luxembourg, du Québec et de Suisse, réunies à Paris le 28 février 2006, reconnaissent l’importance cruciale que revêtent les programmes de numérisation présents ou futurs pour le rayonnement des cultures francophones et de la langue française et le rôle central qu’y jouent les bibliothèques nationales, dépositaires de ce patrimoine unique.
Elles sont déterminées à poursuivre et à approfondir leurs échanges en vue de mettre en commun leurs interrogations et expériences à cet égard.
Cette démarche commune va de pair avec le projet de Bibliothèque numérique européenne, dont elle est en partie complémentaire.
Les bibliothèques participantes adoptent cinq principes pour guider leur action en vue de mettre en œuvre une bibliothèque numérique :
– absence d’exclusivité donnée à un moteur de recherche dans les modes d’accès aux collections numériques ;
– garantie de l’accès gratuit au public (pour les documents libres de droits) ;
– maintien dans le domaine public des fichiers numériques et garantie de leur conservation à long terme ;
– accès multilingue aux collections ;
– certification par les bibliothèques nationales de l’intégralité et de l’authenticité des documents mis en ligne.
Les six bibliothèques décident d’approfondir leur réflexion commune en vue de réaliser une ébauche de bibliothèque numérique francophone comprenant notamment des grands textes juridiques fondateurs, des collections de presse, des œuvres littéraires couvrant une période déterminée, des ressources utiles aux recherches en généalogie.
Elles conviennent de poursuivre leurs échanges en vue notamment de définir des normes communes en matière d’OCR, d’approfondir les relations avec les éditeurs, de définir leurs programmes de préservation à long terme des données numériques et de concevoir un sous-site Web pour leurs échanges techniques.
Elles décident de constituer un Réseau francophone des bibliothèques nationales numériques et de se réunir deux fois par an : une fois spécifiquement au siège de l’une d’entre elles, une autre fois à l’occasion des réunions annuelles de l’Ifla ou de la CDNL.”
La communauté archivistique francophone est désormais dotée d’un site portail, initié par l’AIAF, en partenariat avec l’OIF-Intif, l’Unesco, la France, le Canada-Québec, la Suisse, la Tunisie. Il a été présenté à Tunis, en novembre 2005, dans le cadre du SMSI et lors de la rencontre de la Conférence internationale des archives 2005 à Abou Dhabi (Émirats arabes unis).
Plus d’informations : http://www.piaf-archives.org
Dans le cadre du projet “Solidarité archivistique francophone” en partenariat avec le CIA, une vingtaine d’experts et de dirigeants d’archives nationales des pays de l’Afrique francophone et de l’océan Indien ont pu se concerter lors de la Conférence internationale des Archives tenue en 2004 à Vienne (Autriche), en 2005 à Abou Dhabi et en 2006 à Dakar.
Des séminaires de formation et d’échanges ont également été organisés au bénéfice de plusieurs dizaines de bibliothécaires francophones autour des méthodes et outils professionnels susceptibles de mieux capitaliser, numériser et faire connaître les ressources de leurs bibliothèques et les initiatives de leurs réseaux.
De plus, 24 documentalistes et bibliothécaires originaires du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Rwanda, du Sénégal et du Togo, utilisant déjà le logiciel CDS-ISIS, ont appris à mettre à disposition sur Internet, sur cédérom, ou simplement en réseau local, les bases de données documentaires créées avec ce logiciel (Bamako, 6-17 décembre 2004).
L’OIF a enfin soutenu le colloque d’Alexandrie sur la transmission des connaissances, des savoirs et des cultures (Égypte, 2-15 mars 2006), sa problématique s’inscrivant dans le prolongement des actions de formation concernant les bibliothèques numériques et l’accès ouvert à la conservation de la mémoire grâce aux TIC.
Plus d’informations : http://www.ulaval.ca/afi/colloques/colloque2006/
L’AUF poursuit également plusieurs actions. Elle contribue notamment à la numérisation du Fonds Grandidier dédié à la promotion de la littérature malgache sous toutes ses formes d’expression. En Haïti, l’AUF a permis la numérisation des Fonds Descourtilz (1823) de la Bibliothèque nationale et a entrepris de numériser le Fonds juridique (1804-2005) de la bibliothèque des Pères du Saint-Esprit. Au Vietnam, elle est associée à la réalisation de l’inventaire et de la reproduction du corpus complet des inscriptions sur stèles.
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