Sommaire De Ouagadougou à Bucarest, par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie
I. Paix, démocratie et droits
de l’HommeI. Les grandes étapes depuis le Sommet de Ouagadougou
II. Prévention et règlement des crises
et des conflitsIII. Sorties de crise, transitions,
consolidation et maintien de la paixDÉMOCRATIE, DROITS
DE L'HOMME ET ÉTAT DE DROITI. Développement institutionnel
et gouvernance démocratiqueII. Diversité culturelle
et linguistiqueI. La coopération internationale
en matière de gestion et de
régulation de la diversité culturelleII. Le développement des politiques
nationalesIII. La production et la diffusion
des produits et contenus culturelsIII. Technologies
de l’information et médiasI. Les défis de la société
de l’informationII. La présence francophone dans
le paysage médiatique internationalIV. Le français dans les organisations internationales
I. La place de la langue française
aux Nations uniesII. La place de la langue française
en EuropeIII. La place de la langue française
au sein des organisations africainesV. Éducation, formation, enseignement supérieur
et rechercheI. L’accès des enfants aux études
primairesII. L’enseignement et l’apprentissage
du français et en françaisVI. Solidarité et développement durable
I. La réduction de la pauvreté
dans une stratégie
de développement durableII. L’intégration des pays
en développement et des pays
les moins avancés à l’économie
mondialeVII. Une Francophonie modernisée
II. La présence francophone dans le paysage médiatique international
1. Actions en faveur de la presse du Sud
Afin d’encourager une presse pluraliste, d’aider à la consolidation et à la professionnalisation des médias du Sud et de favoriser la circulation d’une information de qualité produite par le Sud sur le Sud, l’OIF a mis en place des mécanismes complémentaires : un Fonds d’appui à la presse écrite francophone du Sud ; des formations et des transferts d’expertise ; un soutien à la dynamique de réseau ; un appui à la liberté de la presse, la déontologie et la démocratie.
1.1 — Fonds d’appui à la presse francophone du Sud
Le Fonds d’appui à la presse francophone du Sud intervient en matière de dotation en équipements, d’actions de formation, de gestion managériale, d’accès aux TIC.
Trois appels à proposition ont été réalisés en décembre 2004, en mars 2005 et septembre 2005. Au total, 10 projets ont été retenus au Burkina Faso, Cameroun, Haïti, Niger, Madagascar, République démocratique du Congo et Sénégal.
Depuis 2006, le fonds est destiné uniquement aux entreprises de presse privée ; les journaux de service public étant désormais soutenus par le Plan de numérisation des archives des journaux gouvernementaux d’Afrique francophone.
Les journaux gouvernementaux, nés souvent avec les indépendances, constituent la mémoire collective du continent africain. Pour sauvegarder cette mémoire, l’OIF finance, depuis juin 2005, des projets de numérisation des archives de quelques publications d’Afrique francophone, comme Fraternité matin (Côte d’Ivoire) et Le Soleil (Sénégal).
Ces subventions avaient été accordées jusqu’en 2006 par le Fonds d’appui à la presse francophone. Depuis, l’OIF a lancé un plan visant à numériser les archives photographiques et documentaires de ces publications gouvernementales d’Afrique francophone. Ce programme, qui devrait se poursuivre jusqu’en 2009, à raison de deux journaux soutenus par année, vise essentiellement trois objectifs :
– sauvegarder des archives souvent conservées dans des conditions climatiques inadéquates et des locaux inadaptés ;
– mettre en place un fonds vivant qui sera mis à disposition des journalistes et du grand public ;
– procéder à une bonne indexation des documents pour une utilisation professionnelle et efficiente des archives.
L’OIF accompagne les efforts de développement de journaux entièrement ou partiellement édités en français. Après avoir soutenu Le Rénovateur du Laos puis Le Courrier du Vietnam, l’appui accordé à Cambodge Soir, seul quotidien en langue française du pays, a été renouvelé en 2005. Ce soutien, qui se traduit par la mise en place de stratégies commerciales et de formation du personnel, permet d’assurer la présence d’une presse francophone dans un environnement culturel, politique et économique défavorable.
Au Liban, L’Orient le jour, seul quotidien francophone du Moyen-Orient, a bénéficié d’une subvention du Fonds d’appui à la presse francophone du Sud. Et Beyrouth a accueilli, en décembre 2005, la 16e session de la commission de ce fonds au sein de laquelle siège, depuis juin 2005, un expert libanais.
L’OIF élargit son champ d’action vers d’autres régions du monde où “le français est langue minoritaire”. Un séminaire organisé à Novi Sad (Serbie) en juin 2005, en présence de journalistes venus de la toute la région des Balkans, a montré les similitudes entre les situations des médias de cette région et celles des pays du Sud.
1.2 — Formation et transfert d’expertise
Dans l’ensemble des pays d’Afrique francophone, la situation des agences de presse publiques reste, à quelques exceptions près, assez préoccupante. La rencontre des directeurs d’agences de presse publiques d’Afrique, organisée par la Francophonie à Ouagadougou (26-28 septembre 2005), a permis de dresser l’état des lieux de ces différentes structures et surtout de mettre en lumière d’importants besoins d’accompagnement dans les mutations liées aux nouvelles technologies, en particulier en termes de contenu éditorial.
À l’issue de cette rencontre, l’OIF a décidé d’élaborer à partir de l’année 2007 un Plan de modernisation des agences de presse publiques d’Afrique francophone (2007-2009). Trois objectifs principaux sont visés : rendre aux agences de presses africaines leur vocation originelle de premier palier de l’information, former les jeunes journalistes au métier d’agencier qui a tendance à disparaître sur le continent ; doter les agences de presse de nouveaux outils technologiques.
Pour donner à ce plan une dimension internationale, l’OIF doit s’allier à d’autres partenaires institutionnels. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, qui travaille dans ce domaine avec l’OIF depuis des années, s’impose comme un partenaire incontournable. D’autres organisations internationales – comme l’Unesco, qui a déjà développé des programmes destinés aux agences de presse dans les pays du Sud, ou l’Agence France Presse, qui participe depuis 2004 aux activités du programme “Médias” de l’OIF – pourront être associées.
Une formation et une assistance sont également apportées aux journaux du Sud par un appui technique. Les journaux du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont ainsi bénéficié du concours d’un assistant technique mis à la disposition de l’OIF par le ministère français des Affaires étrangères de 2003 à 2004. Une évaluation de ce projet en 2005 a donné des résultats satisfaisants. Un projet similaire, mené depuis 2004 en coopération avec la Communauté française de Belgique, au bénéfice des journaux de la République démocratique du Congo et du Congo, s’est poursuivi dans le domaine de la gestion des entreprises et de la fonction de rédacteur en chef.
1.3 — Réseaux d’échanges entre médias francophones
Les nouvelles technologies offrent à la presse du Sud l’opportunité de sortir de son relatif isolement en ayant accès à une circulation rapide et à moindre coût de l’information. L’OIF a maintenu en 2005 son soutien à Syfia (réseau de journalistes francophones africains, canadiens, asiatiques et européens) et à Médiaf (plateforme d’échange de contenus rédactionnels entre journaux du Sud).
L’agence Syfia poursuit la diversification de ses sources de revenus en nouant des contacts avec d’autres bailleurs, en prélude au retrait progressif de l’OIF.
Pour sa part, Médiaf ne parvient pas à se faire suffisamment connaître en tant que site de référence pour et sur les médias du Sud ; même s’il a pu doubler son nombre d’adhérents (actuellement 60) et reçoit un grand nombre de visites. Une rencontre a été organisée à Paris, du 13 au 15 juin 2005, pour tenter de relancer les activités de ce réseau.
L’OIF a par ailleurs soutenu la participation des médias du Sud aux Assises de la presse francophone organisées au Burkina Faso (novembre 2004) et au Togo (novembre 2005) par l’Union internationale de la presse francophone (UPF).
Plus d’informations : http://www.presse-francophone.org
1.4 — Liberté de la presse, déontologie et démocratie
Au-delà du soutien à la presse du Sud, les actions de l’OIF visent aussi à garantir la liberté de la presse, la déontologie et la démocratie en encourageant les efforts en faveur de la liberté d’expression et en soutenant la consolidation des instances d’autorégulation des médias.
La Francophonie participe au programme “Presse et démocratie” que mène Reporters sans frontières sous la forme d’un système de diffusion d’alertes aux atteintes à la liberté de la presse dans les pays du Sud. Quatre campagnes d’information annuelles ont été conduites dans les médias du Sud sur la situation de la liberté de la presse. Reporters sans frontières a réalisé, à la demande de l’OIF, une étude-bilan en juillet 2006 sur les forces et faiblesses de la presse francophone, dans le cadre de l’Observatoire sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés.
À travers l’UPF, l’OIF soutient également chaque année le Prix de la libre expression. Ce prix couronne le travail d’un journaliste qui s’est particulièrement distingué dans le domaine de la liberté d’expression.
L’OIF a favorisé la rencontre des rédacteurs en chef et des directeurs de publication des journaux privés d’Afrique tenue à Yaoundé
(18-21 avril 2005), sur le thème “Presse privée et responsabilité sociale”. Cet atelier a permis d’engager le dialogue avec la presse privée pour l’amener progressivement à intégrer une logique de responsabilité sociale. Responsabilité qui implique un traitement éditorial pédagogique de grandes questions habituellement réservées à la presse de service public : élections, référendum, activités gouvernementales, politiques sectorielles, etc.
La promotion de la liberté d’expression est complétée par celle du respect de la déontologie journalistique. Dans cette perspective, les dynamiques d’autorégulation des médias ont été soutenues à travers les observatoires des médias et les centres de presse qui ont émergé dans les pays du Sud, à l’exemple de l’Observatoire de la presse du Burundi. Les membres de son comité exécutif ont reçu un appui méthodologique qui leur a permis de se doter d’un plan d’action 2004-2006, d’une grille de lecture, d’écoute et d’analyse des médias. Ils ont été formés à la pratique de la médiation et aux procédures de traitement des plaintes, à la rédaction des communiqués sur les questions déontologiques.
Au Bénin, les activités de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias ont été relancées. L’Observatoire guinéen de la déontologie et de l’éthique dans les médias a également reçu un appui. Des ouvrages ont été mis à la disposition de la Maison des médias du Bénin et du Centre national de presse Norbert Zongo (Burkina Faso).
L’OIF s’applique également à consolider l’ensemble des mécanismes qui permettent aux professionnels des médias du Sud de mieux assumer leur rôle d’information et leur responsabilité dans le débat démocratique. Les actions visent à mettre en place des conventions collectives pour les personnels de l’information dans les pays francophones au niveau sous-régional et national. Cette démarche d’organisation des relations de travail dans le domaine de la presse écrite est bien avancée pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
L’Union des professionnels des médias du Bénin a réussi à faire adopter la convention collective des journalistes du Bénin. De même, les deux syndicats de journalistes du Cameroun ont travaillé ensemble et engagé le processus de négociation de la convention. La démarche est également lancée au Tchad où 45 journalistes et patrons de presse se sont concertés en vue de l’adoption d’une convention collective des entreprises de presse.
Enfin, la concertation des responsables de sept maisons et centres de presse d’Afrique de l’Ouest a permis l’adoption des grandes lignes d’un plan d’action menant, entre autres, à la création de la Fédération des maisons et centres de presse d’Afrique. Une dizaine de responsables de ces maisons et centres d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Niger, Mali, Togo, Burkina Faso et Côte d’Ivoire) ont reçu une formation de documentalistes de presse (Ouagadougou, 15-16 septembre 2005).
L’OIF attache une grande importance au rôle des médias dans la construction de la paix. Ainsi, l’appui de la Francophonie à la régulation et à l’autorégulation des médias dans les pays en crise ou en situation de sortie de crise a bénéficié, en 2005-2006, à la Mauritanie, à la Côte d’Ivoire, à Haïti et à la République démocratique du Congo.
Dans le cadre de son engagement en Haïti, pour accompagner le processus électoral et de sortie de crise, l’OIF a renforcé les capacités des médias et des journalistes. Elle a dépêché une mission d’identification des actions et stratégies en matière de médias (17-26 février 2005), ainsi qu’une mission d’appui aux médias (20-24 septembre 2005). Ces missions lui ont notamment permis de contribuer à l’élaboration d’une Charte des médias et des journalistes en période électorale, signée par de nombreux responsables et propriétaires de médias. De plus, du 20 septembre au 21 octobre 2005, l’OIF a mis un expert à disposition pour accompagner et assister les médias haïtiens dans la mise en œuvre de la charte nouvellement adoptée.
À l’occasion de l’élection présidentielle de novembre 2005 au Burkina Faso, l’OIF s’est associée à l’organisation du séminaire international sur “Élections et médias en Afrique” (3-7 octobre 2005), qui a réuni, à l’initiative du Conseil supérieur de la communication, des acteurs politiques, des représentants des médias et des responsables d’instances de régulation d’Afrique francophone. Un pacte de bonne conduite a été adopté à l’issue de cette rencontre.
L’organisation de deux ateliers de production radiophonique a permis à une quinzaine de journalistes du Rwanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo de coproduire 11 émissions sur des thématiques liées à la Conférence internationale sur la paix dans les Grands Lacs, à Dar es Salam (Tanzanie, 18-29 novembre 2004). De plus, 60 journalistes et 20 membres de la société civile des pays des Grands Lacs ont été formés, au cours d’un atelier organisé à Bagamayo (Tanzanie), pour qu’ils se fassent l’écho dans leurs pays des débats et des résultats de cette conférence. Dans le même sens, l’OIF a soutenu l’organisation d’un séminaire sur “Le journalisme de réconciliation et de paix dans les Grands Lacs” à Bujumbura (Burundi, juin 2005).
Dans le cadre de son engagement en appui au processus de transition puis à la consolidation de la paix en République centrafricaine, l’OIF a renforcé son soutien à Radio Ndéké Luka que la Fondation Hirondelle (Suisse) a créée. Cette radio d’information indépendante, au service de la paix et du développement, est la seule à émettre sur l’ensemble du territoire centrafricain.
2. Soutien aux radios locales
La radio a joué un grand rôle dans l’émergence de la conscience nationale dans les pays du Sud. Elle demeure le média le plus approprié pour toucher les populations dans leur quotidien, notamment en Afrique, continent de l’oralité. Dans le cadre de son soutien aux radios locales en milieu rural, l’OIF a contribué à diversifier le paysage radiophonique et à inciter les États à favoriser la présence de radios privées. L’intervention de l’OIF au profit des radios locales revêt trois formes : le déploiement de nouvelles installations, la mise en place d’un réseau et la formation.
2.1 — Déploiement et consolidation des stations
En 2005, 10 nouvelles stations ont été définitivement installées : trois en République démocratique du Congo (Mbankana, Idiofa et Kingandu), cinq au Niger (Say, Guidam-Roumdji, Filingué, Maïné-Soroa et Illéla) et deux au Tchad (Pala et Mao). De plus, trois stations du Togo ont été inaugurées et sont désormais opérationnelles. On recense au total une soixantaine de radios locales dans une quinzaine de pays francophones dont 14 en Afrique.
L’OIF porte désormais ses efforts vers la professionnalisation des stations existantes (mise en réseau, formation, renouvellement des équipements, etc.). Ainsi, le Centre de formation de l’Union des radiodiffusions et télévisions nationales africaines
(CF-URTNA) a permis le renforcement des capacités de montage audionumérique et de production des radios de Diapaga, de Goulou et de Pô (Burkina Faso) et le renforcement technique des capacités de production des stations de radio au Bénin (Ouaké, Lalo, Ouèssè et Banikoara), au Burkina Faso (Kongoussi, Pô et Djibasso), au Mali (Kidal et Niono) et au Cameroun (Mamfè).
2.2 — Mise en place d’un réseau
Pour assurer le renforcement des capacités techniques et professionnelles, un réseau des radios rurales et locales africaines a été créé en liaison avec d’autres radios partenaires. Il compte actuellement une centaine de radios rurales locales et une dizaine de radios rurales nationales réparties en Afrique.
Ces radios entretiennent des relations de partenariat entre elles, directement ou par l’intermédiaire du CF-URTNA. La construction de ce projet répondait au souci de mettre les TIC au service des populations rurales isolées, par l’intermédiaire des radios. Les échanges de programmes, l’organisation de coproductions thématiques, la constitution d’une banque de programmes africains ont considérablement enrichi une offre de programmes spécifiques de sensibilisation et d’éducation produits localement en langues nationales et internationales.
En 2005, deux opérations pilotes ont été menées avec les réseaux nationaux du Bénin et du Mali, avec l’objectif de constituer, à terme, un réseau de 800 radios inter-pays francophones du Sud. 37 radios associatives et communautaires du Bénin ont été mises en réseau. L’OIF a aussi contribué à la création d’un réseau de 60 radios associatives, communautaires et rurales au Mali.
Un programme de coproduction de pièces de théâtre radiophoniques a été mis en place en 2005 au Burkina Faso, au Mali, en Guinée, en République centrafricaine et au Sénégal. La banque des programmes du site Internet des radios rurales et locales s’est ainsi enrichie de 100 nouvelles émissions en provenance de ces cinq pays. Au total, les radios rurales et locales ont échangé 51 nouvelles émissions par l’intermédiaire du CF-URTNA.
Plus d’informations : http://www.radio-rurales.net
Enfin, l’OIF a soutenu le projet d’All Africa Global Media pour réaliser une programmation radiophonique en français, diffusée ensuite sur les antennes de la radio nationale du Nigeria (1 heure par jour d’information, 1 heure par jour de contenus culturels et 1 heure par semaine de contenus éducatifs, principalement liés à la santé publique).
2.3 — Formation
Le CF-URTNA est mandaté pour organiser des ateliers de renforcement des capacités des ressources humaines et techniques des radios. En 2004-2005, 165 techniciens ont été formés à l’exploitation, à la maintenance des équipements et à l’audionumérique et 201 responsables et cadres de radios locales à la gestion, au marketing et à la recherche de financement. Les pays bénéficiaires de ces formations ont été le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, le Niger, la République centrafricaine et le Togo.
L’OIF a enfin appuyé l’organisation de l’Assemblée générale statutaire de l’Union des radios communautaires de l’aire francophone (1er-4 décembre 2004), et soutenu la cinquième édition des Rencontres internationales des radios de l’aire francophone, à Mons (26 juin-2 juillet 2005).
3. Aide aux télévisions du Sud
3.1 — Offre de programmes
L’OIF a réorganisé ses mécanismes de soutien aux
télévisions du Sud. Le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud se positionne désormais comme un “accompagnateur” et un “incitateur” des stratégies novatrices de programmation des télévisions nationales. Le rôle de la Francophonie vise aussi à développer la coproduction régionale entre pays francophones du Sud, en particulier pour les téléfilms, et à accroître la présence de productions télévisuelles des pays francophones du Sud dans les réseaux d’échange d’images et les programmes des télévisions du Nord.
Le fonds s’est réuni à quatre reprises entre décembre 2004, et décembre 2005. Il a retenu 45 projets de télévision : 20 documentaires, 12 séries, 10 téléfilms, 2 films d’animation et 1 magazine.
Comme chaque année, les programmes de six sociétés de production et cinq télévisions nationales, soit 80 productions au total, ont été présentés en avril 2005 à Cannes à l’occasion du Marché international des programmes de télévision sur le stand de l’OIF pour trouver des débouchés internationaux et des acheteurs potentiels.
L’OIF et le Cirtef participent également au Marché international de la télévision et du cinéma africains de Ouagadougou. Cette présence permet de promouvoir le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud auprès des professionnels. Des productions, réalisées grâce au fonds francophone et avec le soutien du Cirtef, ont été diffusées sur le stand de l’OIF lors de l’édition 2005.
En 2005, l’équipement de trois cellules de formation et de postproduction régionales du Cirtef, installées à Yaoundé (Cameroun), Cotonou (Bénin) et Niamey (Niger), a été financé. Ces cellules permettent d’offrir aux télévisions africaines ainsi qu’aux producteurs privés de la sous-région un matériel fiable de production et de postproduction numérique, d’assurer une qualité technique aux coproductions audiovisuelles Sud/Sud et Nord/Sud et enfin de former du personnel qualifié.
Plus d’informations : http://www.cirtef.org
L’OIF a renouvelé son soutien à deux banques de programmes complémentaires : l’une dédiée aux marchés télévisuels (gérée par le Cirtef), l’autre à vocation plus généraliste (pilotée par la médiathèque des Trois Mondes).
Enfin, la Francophonie a reconduit en 2005 et en 2006 sa contribution pour la réalisation et la diffusion du magazine télévisé Espace francophone, sur France 3 et France Ô. Le magazine est également diffusé toutes les semaines par TV5 Québec Canada, Télé-Bruxelles, Télé-Liège et une trentaine de chaînes de télévisions nationales du Sud.
Site du magazine Espace francophone : http://www.tv-francophonie.com
3.2 — Rencontres professionnelles
L’OIF a permis :
– La rencontre des directeurs d’organismes de radiodiffusion d’Afrique de l’Ouest à Bamako (1er-3 août 2005) sur le thème “Vers une nouvelle génération des médias audiovisuels publics en Afrique de l’Ouest ?”.
– Le séminaire annuel de formation pour les professionnels des radios et télévisions francophones publiques sur “Les radios-télévisions de service public et l’audience” (Libreville, 2004) et sur “Les chaînes publiques relèvent les défis de la concurrence” (Bordeaux, 2005).
Parallèlement, l’OIF soutient le projet “Africadoc” (Gorée, Sénégal), qui combine formations et rencontres professionnelles avec l’objectif de regrouper des jeunes producteurs, réalisateurs, scénaristes autour d’un événement annuel en Afrique sur le film documentaire. En 2005, 22 films ont retenu l’attention de partenaires de télévision (coproduction et pré-achat) et 25 jeunes professionnels de 10 pays ont été formés.
3.3 — L’enjeu de l’archivage
Depuis 2004, l’OIF et le Cirtef œuvrent conjointement pour la sauvegarde des archives audiovisuelles des pays francophones du Sud. Ainsi, un programme d’acquisition de matériel de vidéo d’archivage numérique et une formation des responsables des archives dans les télévisions nationales ont été menés en 2005.
Un projet de numérisation et de gestion des archives, nommé “AIME” (archivage interactif multimédia économique), a également été lancé pour créer, gérer, exploiter et échanger les archives audiovisuelles, conformément aux normes internationales. Il concerne, dans un premier temps, neuf pays : Bénin, Burkina Faso, Djibouti, Côte d’Ivoire, Gabon, Sénégal, Mali, Maurice, Niger.
4. Soutien aux instances de régulation de la communication
Avec les lois de libéralisation de la presse écrite et de l’audiovisuel des années 1990, le paysage médiatique s’est profondément modifié dans les pays du Sud. Elles ont favorisé une éclosion de journaux et surtout une multiplication des chaînes de télévision. Les radios en langues nationales ont ouvert à un vaste auditoire l’accès à l’information et au débat public. Ce mouvement a suscité la mise en place d’instances de régulation. L’OIF s’est attachée à renforcer le rôle des institutions et des organismes actifs en matière de presse et de régulation du secteur médiatique et à soutenir les actions des associations professionnelles.
Pour encourager les échanges d’expériences et les pratiques utiles en matière de régulation, l’OIF a appuyé la relance des activités du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc), en soutenant notamment l’organisation de sa IIIe conférence, à Maputo (Mozambique, 3-5 mai 2005). Celle-ci a donné lieu à l’adoption d’un plan bisannuel de développement lors d’une réunion d’experts, qui s’est tenue à Cotonou (8-12 août 2005), également avec le concours de l’OIF.
En partenariat avec la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Bénin qui assure le secrétariat exécutif du Riarc, un atelier sur “Régulation et valorisation de la production audiovisuelle nationale et régionale : le cas de l’Afrique”, à Cotonou
(20-22 décembre 2004) a été organisé par l’OIF. 41 responsables d’instances de régulation et de structures des professionnels de l’audiovisuel provenant de 15 pays africains et un conseiller du Conseil des radiodiffusions et télécommunications canadiennes, sensibilisés à la problématique de la diversité culturelle et linguistique, ont identifié les instruments et mécanismes fondamentaux, susceptibles de contribuer à l’accroissement de la production audiovisuelle dans leurs pays respectifs.Elle apporte son appui au Bénin, pionnier dans ce domaine. Ainsi, les compétences techniques de 57 correspondants régionaux de la HAAC ont été renforcées (ateliers de formation à Akassato, 5-7 décembre 2005, et à Parakou, 8-10 décembre 2005). 15 techniciens et analystes ont également été formés aux méthodes de suivi et de contrôle du contenu des programmes audiovisuels et aux techniques d’alerte (Cotonou, 13-16 décembre 2005).
Afin de renforcer les capacités documentaires des instances de régulation, le Conseil supérieur de la communication du Burkina-Faso et le Haut Conseil de la communication du Tchad ont été dotés, en 2005, de plus de 200 ouvrages sur la régulation et le droit des médias.
5. Le rôle de TV5
5.1 — TV5MONDE, chaîne de la diversité culturelle
La défense et la promotion de la diversité culturelle dans le monde passent en particulier par la télévision, média majeur, qui porte les langues, les images, les cultures, et qui influence les imaginaires et les identités du monde.
Un outil puissant
La chaîne de télévision multilatérale TV5, seul vecteur télévisuel en langue française disponible dans la quasi-totalité des pays, et troisième réseau mondial des télévisions internationales, est devenue en 2006 TV5MONDE. Elle est aujourd’hui diffusée dans 202 pays, reçue 24 heures sur 24 par 163 millions de foyers et 3 millions de chambres d’hôtel. Elle rassemble chaque semaine 73 millions de téléspectateurs.
Les sept réseaux continentaux patiemment érigés par TV5MONDE depuis vingt ans sont aujourd’hui diffusés par toutes les technologies disponibles : 42 transpondeurs satellitaires, 6 000 têtes de réseaux câblés, la diffusion hertzienne traditionnelle mais aussi les nouvelles technologies comme l’IPTV. Avec une audience qui double chaque année, le site www.tv5.org, devenu le huitième réseau de TV5MONDE, offre des services multimédias exclusifs (fi4.1 Création de contenus numériques, page 62).
Ces performances chiffrées mesurent le succès mondial du pari fondateur de TV5MONDE et confirment sa pertinence et sa modernité : une chaîne multilatérale, dont la vocation est le rayonnement de la langue française, des cultures francophones et de leurs productions audiovisuelles.
Un plan stratégique pour les années 2006-2009
La chaîne doit désormais faire face à de nouveaux défis éditoriaux, technologiques et commerciaux pour défendre les positions acquises et poursuivre son développement. Quels programmes proposer pour satisfaire ses publics nombreux et divers ? Comment fidéliser ou conquérir les téléspectateurs non francophones natifs, qui représentent une part dominante de son audience dans de nombreux pays ?
Pour répondre, entre autres, à ces questions, TV5MONDE a proposé un plan stratégique pour les
années 2006-2009, adopté en septembre 2005 lors de la Conférence des ministres en charge de TV5MONDE, à Bruxelles.
Ce plan propose à la fois de renforcer l’identité de la chaîne et son format, et d’adapter ses programmes et sa diffusion à la diversité des pratiques audiovisuelles de chacun des territoires où un de ses signaux est diffusé.
Une identité renforcée
De nouveaux programmes ont été lancés en janvier 2006 par TV5MONDE autour de la langue française et de son apprentissage :
– Merci professeur, chronique quotidienne de Bernard Cerquiglini sur les curiosités de la langue française, la diversité de ses parlers, son enrichissement permanent.
– Sept jours sur la planète, magazine d’actualité hebdomadaire présenté par Valérie Tibet, accompagné d’un dispositif pédagogique inédit sur tv5.org
Chapitre V : “II-3 L’action de TV5MONDE en appui à l’enseignement du français”
Dans tous ses programmes, TV5MONDE croise les regards, incite à la découverte des cultures et des modes de vie du monde et complète ainsi les grands magazines français, belges, suisses, canadiens et québécois qu’elle diffuse. Forte de cette identité francophone, elle donne à voir la diversité à travers :
– Une information à l’écoute du monde : les 14 rendez-vous d’information quotidiens de la chaîne, diffusés dans le monde entier, sont totalement consacrés à l’information internationale aux côtés des journaux nationaux des pays partenaires de TV5. Les grands magazines de reportage des chaînes partenaires
approfondissent la connaissance de l’actualité et des sociétés.
– Des documentaires sur tous les pays, diffusés sur tous les réseaux de TV5MONDE à des heures de grande écoute.
– Des magazines culturels qui révèlent les nouveaux talents comme les grands artistes internationaux.
– Des magazines sur l’art de vivre, la décoration, la gastronomie.
– Des émissions et retransmissions sportives : les amateurs du monde entier suivent ensemble les exploits des sportifs sur toute la planète, de Roland-Garros aux routes du Tour du Faso. Un nouveau rendez-vous hebdomadaire a rejoint Stade Africa en 2006 : Terre de sports, présenté par Alexandre Debanne. Ce magazine propose un cocktail original fait d’évasion et de découverte des sports de tous les pays, comme témoins des singularités culturelles du monde.
En 2006, TV5MONDE s’est également habillée aux couleurs de la Francophonie : la Journée internationale de la Francophonie, francofffonies ! le festival francophone en France, la Semaine de la langue française en France et l’Année Senghor ont fait l’objet de programmations spéciales sur TV5MONDE et de contenus spécifiques sur www.tv5.org, par exemple :
– de Questions pour un champion, spéciale Francophonie, le prix de cette compétition rassemblant 10 pays francophones a été remis par M. Abdou Diouf ;
– des Cartes postales chorégraphiques proposées par Dominique Hervieu, où la danse permet la rencontre et l’échange entre chorégraphes et danseurs de pays francophones ;
– de Par Alliance, la réalisatrice Marie-France Brière dresse les portraits de 52 étudiants ou professionnels qui ont choisi délibérément la langue française grâce à l’enseignement dispensé dans les Alliances françaises sur tous les continents ;
– du Concert des vingt ans des sommets, organisé à Bucarest le 20 mars par l’OIF et les autorités roumaines, cette rencontre exceptionnelle de chanteurs et musiciens des pays francophones a été diffusée sur tous les réseaux de TV5MONDE, en collaboration avec la Télévision roumaine internationale ;
– d’Un Livre un jour, émission consacrée aux écrivains francophones à l’occasion du Salon du livre de Paris.
De plus, tous les magazines de TV5MONDE se sont mobilisés pour annoncer et rendre compte des manifestations organisées dans le monde entier pour célébrer en 2006 l’Année Senghor.
Des programmes adaptés
En même temps qu’un renforcement d’identité, le plan stratégique quadriennal de TV5MONDE propose d’acclimater la chaîne aux environnements spécifiques. Il s’agit de mieux répondre aux attentes de publics très divers, de mieux tenir compte des réalités géographiques, culturelles, linguistiques des pays où chacun des réseaux de TV5MONDE est diffusé.
En 2006, les nouvelles grilles de programmes ont été adaptées aux goûts et aux rythmes de vie des téléspectateurs de chacun des réseaux de TV5MONDE. La chaîne propose désormais chaque jour des programmes sous-titrés aux heures de grande écoute dans les zones non francophones et des rendez-vous thématiques réguliers, identifiables par les téléspectateurs. Elle prend en compte les décalages horaires pour fidéliser son public.
Dans cet effort d’adaptation aux différents publics, le sous-titrage représente un enjeu majeur : TV5MONDE propose déjà certains programmes sous-titrés dans plusieurs langues : français, allemand, anglais, arabe, brésilien, danois, espagnol, hollandais, russe, suédois.
L’efficacité du sous-titrage a été largement démontrée : le même programme augmente son audience de quatre à sept fois lorsqu’il est sous-titré dans la langue nationale. Dans de très nombreux pays, les téléspectateurs sont rodés à ces pratiques, tous les programmes d’origine étrangère étant sous-titrés et très rarement doublés.
Le plan stratégique de TV5MONDE propose d’étendre le volume de programmes sous-titrés et le sous-titrage dans de nouvelles langues. Les évolutions technologiques de diffusion, en facilitant la gestion du sous-titrage, permettent désormais cette extension.
Sur tous les continents, les manifestations culturelles sont des occasions de rencontrer les téléspectateurs et de souligner le rôle de TV5MONDE pour le rayonnement des cultures francophones. TV5MONDE est donc partenaire de nombreux festivals du film francophone.
5.2 — TV5MONDE Afrique
L’Afrique, zone de forte audience pour TV5MONDE, est une priorité en matière de programmes et de distribution. Les modes de distribution câble et satellite, peu développés, sont complétés par des dispositifs originaux, comme la diffusion analogique hertzienne et l’accompagnement dans la mise en place d’un réseau de Maisons TV5MONDE.
Afrique presse : Denise Époté-Durand (TV5MONDE) et Henri Périlhou (Radio France internationale), entourés de journalistes spécialistes de l’Afrique, commentent chaque semaine l’actualité africaine et internationale de la semaine (coproduction TV5MONDE/RFI).
Et si vous me disiez toute la vérité ? : Denise Époté-Durand reçoit les décideurs du continent.
Continent noir : Lise-Laure Etia propose des reportages sur la vie politique, économique et culturelle africaine.
Reflets Sud : Katy N’Diaye propose chaque semaine plusieurs reportages pour mieux comprendre le Sud (produit par le Cirtef).
Rêves en Afrique : émission hebdomadaire composée d’une ou plusieurs fictions courtes sur le Sud par des réalisateurs indépendants (produite par le Cirtef).
Stade Africa : Joëlle Ededeghe Ndong dévoile l’actualité sportive africaine de la semaine et le parcours des grands sportifs africains en Europe (production exécutive Edipro).
Stars parade : l’actualité des variétés et du show-biz africains est commentée chaque semaine par un artiste invité sur le plateau de Boncana Maïga (Mamba Productions).
Uppercut : Olivier Nkeuna évoque chaque mois l’actualité de la boxe et des boxeurs d’origine africaine (production exécutive Edipro).
Wari : magazine économique mensuel de 52 minutes (produit par la société Raceco basée à Dakar).
Wari : magazine économique mensuel de 52 minutes (produit par la société Raceco basée à Dakar).
Cette importante production de magazines, est complétée par :
– une politique d’acquisition ambitieuse. Ainsi TV5MONDE Afrique diffuse désormais deux films africains par mois, et a considérablement augmenté son offre de fictions africaines, soutenant ainsi la production audiovisuelle sur le continent ;
– la production quotidienne d’un journal, Afrique, rendez-vous avec l’actualité du continent, diffusé sur tous les réseaux.
TV5MONDE est donc à la fois une chaîne panafricaine parmi les plus puissantes sur le continent, reflet des cultures et de l’actualité africaines, mais aussi le seul réseau mondial de télévision diffusant quotidiennement hors d’Afrique des programmes consacrés à ce continent.
Avec ses maisons, la chaîne, en liaison étroite avec la Commission nationale pour la Francophonie du pays concerné, offre aux jeunes privés de télévision par satellite un accès aux images du monde. Lancé en février 2001 à l’occasion du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, ce concept, inspiré par le Burkina Faso, illustre la politique de proximité menée par TV5MONDE.
À ce jour, le Burkina Faso compte 12 Maisons TV5MONDE, dont cinq dans la capitale, Ouagadougou, les autres étant situées à Bobo-Dioulasso, Ziniaré, Zorgho, et dans les Centres de lecture et d’animation culturelle de l’OIF, à Rollo, à Ouahigouya, à Fada N’Gourma et à Dori.
On recense également deux Maisons TV5MONDE au Bénin (Cotonou et Natitingou) et une au Sénégal (Ziguinchor).
5.3 — TV5 Québec Canada
À la suite de l’accord intervenu en 2001 entre les ministres en charge de TV5, TV5 se présente comme un réseau mondial opéré par deux entreprises distinctes : TV5MONDE a en charge l’ensemble des territoires à l’exception du Canada, confié à la société TV5 Québec Canada. Une convention opérationnelle entre TV5 Québec Canada et TV5MONDE précise l’ensemble des relations entre les deux sociétés.
TV5 Québec Canada assume donc les fonctions d’éditeur, d’opérateur et de diffuseur du signal sur le territoire canadien.
En 2003, elle a vu sa licence renouvelée pour six ans, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes confirmant l’obligation pour les câblo-distributeurs du Québec de distribuer TV5 sur le service de base à tous leurs abonnés. Les obligations liées à ce renouvellement prévoient 15 % minimum de contenu canadien dans la grille des programmes et un investissement de 40 % des recettes dans des dépenses de programmation canadienne.
Trois études de marché réalisées en 2003 ont montré que l’audience de TV5 Québec Canada a été confortée, et que la durée d’écoute hebdomadaire est passée de 2,7 à 3,3 heures, avec une part de marché (1,1 %) en augmentation de 10 % par an. TV5 est perçue par ses téléspectateurs comme une chaîne ouverte sur le monde et de dimension internationale, tout en permettant l’expression de la Francophonie. En termes d’audience, TV5 Québec Canada se situe au cinquième rang des 14 canaux spécialisés francophones à Montréal aux heures de grande écoute.
Sensible à son rôle de vitrine de la production du Sud, TV5 Québec Canada intègre dans ses grilles le magazine Reflets Sud et le meilleur des courts métrages repris sous le titre de Rêves d’Afrique, proposés par le Cirtef, Stade Africa, Continent noir et Et si vous me disiez toute la vérité ?, soit trois productions de TV5MONDE Afrique, ainsi que Stars parade. TV5 Québec Canada propose également à ses téléspectateurs un rendez-vous de cinéma axé spécifiquement sur les films du Sud.
En décembre 2003, TV5 Québec Canada a soumis à son conseil d’administration un plan stratégique 2004-2007 visant à optimiser l’efficience opérationnelle de la chaîne, à mobiliser ses ressources humaines et à renforcer son positionnement, notamment en diversifiant ses sources de revenus.
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