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CONCERTATION MINISTÉRIELLE FRANCOPHONE À LA CONFÉRENCE DE PYEONGCHANG SUR LA BIODIVERSITÉ

En marge de la 12ème session de la Conférence des Parties (CdP12) à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) et de la 1ère réunion des Parties au Protocole de Nagoya, qui ont eu lieu à Pyeongchang ( Corée), une Concertation ministérielle francophone s’est tenue le 16 octobre 2014 avec pour thème « La conservation de la diversité biologique comme levier de création d’emplois verts et d’activités génératrices de revenus ».

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(©IFDD)

Cette Concertation ministérielle francophone était présidée par Souleymane Diallo, Directeur de cabinet du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable du Sénégal, chef de délégation de son pays. L’OIF était représentée à ces activités par Anissa Barrak, Représentante régionale de l’Organisation pour l’Asie et le Pacifique. Environ 80 personnes provenant de 21 pays y ont participé, dont plusieurs ministres et chefs de délégations. Étaient notamment présents Jean-Claude Nduwayo, Ministre de l’eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme du Burundi, Henri Djombo, Ministre de l’Économie forestière et du développement durable du Congo, Bruno Oberle, Secrétaire d’État pour l’Environnement de la Suisse, Khadidja Hassaballah, Présidente de la Commission Développement rural et environnement de l’Assemblée nationale du Tchad, et Xavier Sticker, Ambassadeur délégué à l’environnement de la France. De nombreux cadres de ministères ont également participé à cette concertation ainsi que des représentants d’organisations internationales (PNUE, UICN, IDLO, GIZ) et d’ONG.

Des exposés de représentants du Global Footprint Network, de l’Initiative de renforcement de capacités pour l’APA et de l’International Development Law Organization (IDLO) ont, entre autres, mis l’accent sur l’importance de prendre en compte l’empreinte écologique dans l’élaboration des politiques de demain, sur les nombreuses opportunités de création d’emplois et de développement économique que représente le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages (APA) découlant de leur utilisation et sur l’importance, pour chaque pays, de créer un cadre législatif national approprié afin de tirer un profit optimal du Protocole de Nagoya.

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Parmi les participants, de g. à d. : Khadidja Hassaballah, Anissa Barrak et Xavier Sticker (©IFDD)

Ces exposés ont été suivis par les interventions de plusieurs personnalités présentes, ainsi que par un débat très animé au cours duquel ont été exprimés :
• l’importance d’une mise en valeur de la richesse et de la spécificité de la biodiversité des pays membres de la Francophonie par rapport aux autres pays du monde et d’une valorisation des bonnes pratiques de l’espace francophone pour une gestion durable des écosystèmes et le développement d’une économie verte,
• l’intérêt de sensibiliser les décideurs de haut niveau, politiques et économiques, au potentiel de développement de l’économie verte dans l’espace francophone, par la promotion de politiques, programmes ou projets concrets déjà mis en œuvre dans plusieurs pays membres de la Francophonie,
• l’utilité d’un appui de l’OIF pour la mise en œuvre du Protocole de Nagoya dans ses pays membres, la valorisation de la spécificité de la Francophonie et la sensibilisation des décideurs.

Cette Concertation ministérielle a été précédée de deux activités organisées en marge de la CdP12 de Pyeongchang par l’OIF, via l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), dont notamment :
• un atelier préparatoire des experts francophones, le 5 octobre,
• un évènement parallèle pour la présentation de l’Atlas de l’empreinte écologique et de la biocapacité des pays francophones, organisé le 14 octobre.

Un Guide des Négociations et un Résumé pour les décideurs préparés spécialement pour cette CdP12 par l’Institut de la Francophonie pour le Développement durable ont été mis à la disposition des délégations.

Les pays membres de la Francophonie avaient réaffirmé, lors du XIVe Sommet de la Francophonie tenu à Kinshasa (RD Congo) en 2012, l’importance de la préservation des écosystèmes, leur volonté de soutenir les modèles de développement équitable et durable basés sur une « économie verte », d’appuyer les négociateurs et de renforcer les capacités des acteurs de développement pour la gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles.

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