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DISCOURS D'ADAMA OUANE À HANOI, LE 17 MARS 2018

A l’Université nationale de Hanoï / Journée internationale de la Francophonie

Seul le texte prononcé fait foi

Mesdames et messieurs les membres du Groupe des Ambassades, délégations et institutions francophones au Viet Nam,
Mesdames et messieurs les représentants du Corps diplomatique en vos rangs et qualités,
Mesdames et messieurs les Doyens et Recteur,
Monsieur le Directeur du Bureau régional de l’Organisation internationale de la Francophonie, cher Eric,
Monsieur l’Administrateur du Bureau régionale de l’Agence universitaire de la Francophonie,
Mesdames et messieurs en vos rangs et qualité respectives,
Chères enseignantes, chers enseignants,
Chères étudiantes et étudiants, chers élèves,

J’ai eu le plaisir et le bonheur hier soir de lancer officiellement au Centre international des Conférences, aux côtés des autorités vietnamiennes et des partenaires francophones, les festivités organisées dans tout le Viet Nam pour célébrer, comme cela est de coutume autour du 20 mars, la Francophonie pendant une journée, une semaine et même un mois !

Et je me réjouis de participer ce matin à l’une des manifestations importantes de cette célébration au sein de l’Université nationale de Hanoï. Je veux d’emblée saluer les efforts des bénévoles qui se sont dévoués depuis plusieurs semaines pour organiser cet événement. Chers professeurs, cher Doyen, chères doyennes, Cher Recteur, je veux vous remercier pour votre engagement inébranlable en faveur de la langue française lui permettant d’être une langue enseignée.

Je mesure combien la langue française reste une langue appréciée au Vietnam. Je le constate avec beaucoup d’émotion mais également avec la responsabilité d’en faire une langue plus présente, plus enseignée, plus attractive.

Car nous pourrions considérer que dans son ensemble, dans un monde devenu global, la langue française se porte bien. Elle est parlée et enseignée sur les cinq continents et son nombre de locuteurs s’élève aujourd’hui à 270 millions et franchira le cap des 750 millions d’ici 2050 selon les statistiques. La langue française, notre langue en partage, notre trait d’union pour agir, semble promise, globalement, à un bel avenir, singulièrement en Afrique, sous réserve, évidemment, de relever massivement et qualitativement les défis éducatifs.

S’agissant de l’Asie-Pacifique, les spécificités régionales, les pratiques quotidiennes, les évolutions géopolitiques et géoculturelles doivent nous inciter à réfléchir, à agir et à réagir tous ensemble.

La langue française dans la région ne peut survivre sur les seuls charmes et qualités qu’on lui prête, ou d’un passé nostalgique. Son usage, sa pratique et son utilité doivent faire force d’attractivité au niveau du secteur de l’emploi, au niveau de la mobilité pour les jeunes qui sont avides de partir, voyager, étudier ailleurs, partir à la rencontre du monde. Et la maitrise accrue de la langue française, aux côtés des autres langues, peut y contribuer !

Puisque la langue française a aussi vocation à être une langue de transmission des connaissances et de production d’outils de référence, une langue professionnalisante, une langue de la société de l’information, une langue qui accompagne l’innovation à l’ère du numérique, une langue de création artistique et culturelle.

Nous disposons, pour cela, d’atouts. Je pense aux enseignants, aux formateurs, aux associations de professeurs, de didacticiens, de chercheurs dans les secteurs les plus variés.

Je pense aussi au Centre régional francophone d’Asie Pacifique (CREFAP) qui contribue depuis 25 ans au développement et à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et à des formations en langue française en Asie-Pacifique.

Pour relever les défis éducatifs et de formation dans l’espace francophone, nous allons également nous appuyer sur l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF) qui vient d’être inauguré en octobre dernier à Dakar. Cet institut spécialisé pan francophone réunit l’Agence universitaire de la Francophonie, la CONFEMEN et les acteurs majeurs agissant dans ce secteur comme le Partenariat mondial pour l’éducation, l’UNESCO, la Banque mondiale, l’Agence française de développement.

Avec l’AUF nous disposons également d’un important programme de formation à distance des maitres (IFADEM). Et puisque j’évoque l’AUF, permettez-moi d’avoir une pensée pour Michel Guillou qui nous a quitté il y a quelques semaines. Son action en tant que premier recteur de l’AUF, son énergie et sa conviction de la nécessité d’une francophonie universitaire dynamique et solidaire ont été déterminants pour la Francophonie toute entière, et notamment en Asie Pacifique, région qu’il a toujours accompagnée et aimée.

Mesdames et messieurs,

Permettez-moi également de partager avec vous une impression, celle du dynamisme, de la vitalité, de l’énergie de la jeunesse que je vois et que je rencontre depuis que je suis arrivé au Viet Nam mercredi soir.

Et comme l’écrivait Georges Bernanos : « C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents ».

Continuons d’œuvrer ensemble pour une température tempérée dans un écosystème linguistique pluriel où la langue française tient sa place aux côtés des différentes langues nationales.

Il est maintenant temps pour moi de vous souhaiter, à toutes et tous, une très bonne Fête de la Francophonie !

Vive le Viet Nam !

Vive la Francophonie !
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