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DISCOURS D'ADAMA OUANE À PARIS, LE 14 SEPTEMBRE 2017

A la clôture de la 2e édition des Journées de la Francophonie économique et numérique

Seul le texte prononcé fait foi

Madame la Secrétaire générale de la Francophonie,
Mesdames et Messieurs les Ministres, Monsieur le Secrétaire d’Etat,
Mesdames et Messieurs les Représentants personnels des Chefs d’Etat et de gouvernement,
Monsieur le Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie,
Monsieur le Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie,
Messieurs les Présidents de la Commission économique et du Groupe de travail chargé du suivi de la Stratégie économique pour la Francophonie,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs en vos titres, grades et qualités,
Distingués invités,

Au terme de cette riche et intense journée de débats, je ne voudrais pas ajouter un discours trop long aux remarquables synthèses qui ont été faites à longueur de journée par les différents modérateurs, ni aux interventions très riches et pertinentes qui m’ont précédé et auxquelles je m’associe pleinement.

Je tiens surtout à adresser aux Autorités présentes nos profonds remerciements et toute notre gratitude pour avoir accepté d’honorer de leur présence cette rencontre.

A l’ensemble des participants et des partenaires, j’adresse mes plus cordiales salutations pour leur participation et contribution actives à cet exercice collectif de réflexion prospective.

Mes plus vifs remerciements vont aussi à l’endroit de toutes celles et de tous ceux qui ont œuvré pour l’organisation réussie de cette deuxième édition, avec en première ligne l’équipe du Directeur de la Francophonie économique et numérique, le Professeur Kako NUBUKPO et le concours des autres Directions de programme et d’appui dont la conjugaison des efforts forme l’arc-en-ciel des couleurs de l’économie, de l’innovation et de l’intelligence collective.

Je me réjouis que les Journées de la Francophonie économique et numérique aient fait pas à pas leur chemin pour devenir, comme la Secrétaire générale et moi-même l’avons souhaité, un rassemblement économique francophone annuel lors duquel les acteurs économiques et numériques francophones engagent les débats d’idées, les réflexions prospectives et formulent des recommandations, des pistes de solutions durables et inclusives sur des questions importantes pour notre espace et certainement bien au-delà.

Cette année, pour sa deuxième édition, les débats ont démontré que nous avions eu raison de retenir l’enjeu des couleurs de l’économie au sein de l’espace francophone. J’y reviendrai plus tard.

Comme lors de la première édition en 2016, cette deuxième édition de la JFEN s’inscrit de manière importante dans la vie institutionnelle et programmatique de notre Organisation dans sa quête obstinée de paix, de démocratie, de justice, dans sa marche résolue pour un développement durable, solidaire, inclusif, pour une citoyenneté critique et responsable.

Nous sommes en effet à la veille de la prochaine Conférence ministérielle de la Francophonie prévue les 25 et 26 novembre 2017 à Lomé, au Togo qui sera très importante pour assurer le suivi de notre feuille de route et tracer les priorités pour l’avenir. Et nous avions été invités à faire une transformation structurelle de l’Organisation.

Les travaux de cette journée contribueront également à la préparation des prochaines échéances importantes de l’agenda économique francophone concernant les actions de plaidoyer et d’appui que nous mènerons.

Je pense à quelques événements notamment :

• Les Assemblées d’automne des Institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international) qui seront, comme à l’accoutumée, des moments privilégiés pour favoriser les convergences entre nos Etats et gouvernements et la solidarité en ce qui concerne la gestion de la dette, le financement du développement et le plaidoyer pour la priorité à la transformation structurelle.

• La Conférence des femmes de la Francophonie prévue les 1er et 2 novembre 2017 à Bucarest que nous organisons avec les autorités roumaines et qui sera un moment exceptionnel pour valoriser le génie des femmes de notre espace et faire avancer l’enjeu de l’égalité entre femme-homme dans tous les domaines.

• La Conférence de Paris qui se tiendra les 7 et 8 décembre 2017 et qui permettra tout particulièrement de faire le suivi de l’Appel de Montréal « Pour un humanisme universel » que la Secrétaire générale a lancé en juin dernier avec ses homologues du Commonwealth, du Secrétariat général ibéro-américain et de la Communauté des pays de langue portugaise dans le cadre du Forum économique international des Amériques.

• Je pense également à la 11ème Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce du 10 au 13 décembre 2017 à Buenos Aires (Argentine) où nous continuerons de favoriser le développement de relations commerciales équitables et durables en partenariat.

• Je pense enfin à la tenue du Sommet sur le climat le 12 décembre 2017 annoncé par le Président de la République française, Son Excellence Emmanuel MACRON, évoqué tout à l’heure par le Secrétaire d’Etat, qui permettra de faire le suivi des Conférences de Paris et de Marrakech. La Francophonie s’y impliquera de toute son énergie car l’enjeu d’une économie post-carbone demeure, pour nous, plus que jamais, primordial.

Nous sommes aussi à un moment où notre Organisation mène une vaste réflexion pour l’élaboration de sa nouvelle programmation quadriennale 2019-2022 qui doit être adoptée en vue du Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement des pays francophones prévu fin 2018 à Erevan, en Arménie. Nul doute que les travaux de ce jour y contribueront fortement.

Excellences,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi de souligner ce que j’ai retenu, pour ma part, des échanges que vous avez eus au cours de cette journée. Je relève principalement deux grands enseignements.

Le premier enseignement pourrait découler de la nécessité pour nos pays membres de prendre en compte ou mieux intégrer dans leurs processus de développement la richesse, la diversité et les opportunités dont regorgent les couleurs de l’économie dans un arc-en-ciel de possibilités.

Je me souviens de ce que l’on apprenait à l’école. Les couleurs primaires, ce sont le bleu, le rouge et le jaune. Le bleu, c’est la mer mais aussi le ciel. Le rouge, c’est la terre mais aussi le sang, l’énergie, ce qui lie. Le jaune, curieusement, ne fait pas partie des couleurs de l’économie. Nous associons aussi les couleurs secondaires qui prennent toute leur importance dans l’économie : le vert, le mauve, le gris notamment. Tout ceci, en visant l’harmonie des couleurs.

Nous devons partir de ces couleurs pour aller vers le mouvement d’ensemble. Voilà notre défi.

Le deuxième enseignement porterait sur la notion de transformation structurelle, entendue par une réorientation de l’activité économique des secteurs à faible productivité vers ceux où elle est plus forte.

Cela pourrait constituer un nouvel enjeu mobilisateur pour l’ensemble des pays francophones dans la perspective collectivement recherchée d’une croissance forte, durable, inclusive et partagée.

L’économie mauve, l’économie bleue, l’économie transparente, l’économie verte notamment recouvrent autant de secteurs d’activité de l’OIF, autant de possibilités pour répondre aux besoins pressants des populations, autant de domaines de coopération entre les pays francophones.

Il importe de convenir entre nous d’en créer des fils conducteurs pour plus de cohérence, plus d’intégration, plus d’effet d’entrainement, plus d’impact au service du développement de tous les pays.

Ces fils conducteurs, nous les avons évoqués, cela pourrait être entre autres : la transformation structurelle, la création des richesses, la création des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, l’entreprenariat, l’innovation, l’économie sociale et solidaire sans oublier la dimension culturelle, profonde, inhérente, à tout développement qui se veut durable, humain et solidaire.

Comme vous le savez, l’OIF regroupe en son sein des pays développés, des pays en développement et des pays moins avancés qui s’engagent déjà à des degrés différents dans la transformation structurelle qui s’impose.

Il est donc essentiel de faciliter les échanges d’expériences et bonnes pratiques, susciter et accompagner la constitution des alliances régionales et interrégionales, toujours sur une base gagnante-gagnante.

La prospective qui nous permet de faire ce lien ne doit pas seulement être un exercice de réflexion abstrait mais plutôt une anticipation sur ce que devrait être le monde de demain, avec la dimension numérique, avec tous les défis qui se posent.

Je voudrais, pour terminer, lancer un appel à l’action, à la poursuite de nos efforts communs, vous assurer de toute la disponibilité de l’OIF à consolider et à approfondir les transformations structurelles, à explorer des partenariats gagnants-gagnants.

Je déclare donc ces Journées closes.

Je vous remercie de votre attention.
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