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DISCOURS DE M. ABDOU DIOUF À PARIS, LE 26 JUIN 2014

Hommage aux anciens Secrétaires généraux et Administrateur général de l’ACCT et de l’AIF

Un grand dessein, si ambitieux, si lumineux, si généreux soit-il ne peut se concrétiser et prospérer que s’il est porté par des femmes et des hommes de bonne volonté, par des femmes et des hommes de conviction qui, successivement, l’enrichissent de leur personnalité, de leurs compétences et de leur engagement.

Il n’y a pas d’avenir possible sans passé assumé.

Se rappeler ce que l’on doit à chacun et rendre à chacun l’hommage qu’il mérite, c’est en dernier ressort faire sienne l’idée que l’accomplissement d’un grand dessein est toujours une œuvre collective.

C’est bien dans cet esprit que nous avons voulu rendre hommage, aujourd’hui, aux anciens hauts responsables de l’Agence de coopération culturelle et technique et de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.

Et c’est dans cet esprit que nous entendons fêter, cher François OWONO-NGUEMA, cher Jean-Louis ROY, cher Roger DEHAYBE, votre présence dans la Maison de la Francophonie, - votre Maison -, au milieu de vos proches, de vos amis, de vos anciens collaborateurs.

Nous avons bien sûr, en cet instant, une pensée émue pour nos chers disparus : Jean-Marc LEGER, le précurseur d’entre les précurseurs, que nous avons aperçu dans la courte rétrospective qui vient de nous être projetée, mais aussi Dankoulodo DAN DICKO qui lui succéda à la tête de l’ACCT. Et je veux vous assurer, Mesdames, que la nostalgie que nous inspire leur absence n’a d’égale que la place qu’ils tiendront à tout jamais dans nos mémoires et dans l’histoire de la Francophonie.

Je n’oublie pas, non plus, Paul OKUMBA D’OKWATSEGUE qui n’a malheureusement pu être des nôtres ce matin.
Mesdames et Messieurs,

Une organisation s’honore à appréhender son histoire à travers ceux qui l’ont écrite, parce qu’en ne retenant que les étapes et les évolutions institutionnelles, on se prive de ce qui constitue l’âme d’une organisation, et qui en fait, non pas une structure fonctionnelle figée, mais un organisme vivant en perpétuelle régénération grâce à la créativité, au savoir-faire, à la manière d’être dont la nourrissent, non seulement ses hauts responsables, mais plus largement toutes celles et tous ceux qui les assistent dans leur mission.

Alors si nous pouvons regarder avec fierté, aujourd’hui, le chemin parcouru depuis la Conférence de Niamey, le 20 mars 1970,
Si nous pouvons regarder avec fierté, aujourd’hui, le chemin parcouru depuis l’Agence de coopération culturelle et technique jusqu’à l’Organisation internationale de la Francophonie,
Si nous pouvons regarder avec fierté, aujourd’hui, les étapes franchies, les réponses nouvelles apportées aux nouveaux défis, les adaptations constamment opérées pour mieux s’intégrer dans un monde constamment en mutation,
Si nous pouvons regarder avec fierté, aujourd’hui, ce que nous avons fait du grand dessein et du legs que nous ont transmis les pères fondateurs de la Francophonie, c’est parce que vous avez hautement contribué au franchissement de ces différentes étapes.

C’est donc avec un immense plaisir et une profonde gratitude que je vous rends hommage, ce matin, en mon nom personnel et au nom de toute la Francophonie, tout en formant le vœu que jamais, à l’avenir, nous n’oubliions d’où nous sommes partis, et par où nous sommes passés, car ce n’est qu’à ce prix, au prix de la mémoire, que nous pourrons prétendre savoir, toujours, où nous allons.

Je vous remercie.

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