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OIF/NEW YORK : LE MULTILINGUISME AU CŒUR DES TRAVAUX DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES

La quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies a tenu, les 18, 19 et 22 octobre 2018, son débat général sur les questions relatives à l’information, sous la présidence du Représentant permanent du Libéria, l’Ambassadeur Lewis Brown.

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En introduction à ce débat, la Secrétaire générale adjointe à la communication des Nations unies, Alison Smale, a fait le point du processus de réforme du Département de l’information et est revenue sur les défis auxquels il fait face. Le multilinguisme a été au cœur des échanges et des déclarations des Etats qui ont souligné, unanimement, l’importance de promouvoir et d’inscrire le multilinguisme dans le travail quotidien du Département de l’information.

De nombreux groupes d’Etats, dont le G77 et la Chine, la CELAC, le Groupe des Amis espagnols, l’ASEAN, CARICOM, la Communauté des pays de langue portugaise, l’Union européenne ainsi que le Groupe des Ambassadeurs francophones (GAF), ont rappelé la nécessité d’une meilleure intégration du multilinguisme à l’ONU, en s’inquiétant une nouvelle fois de la disparité entre l’usage de l’anglais et des cinq autres langues officielles des Nations unies. Ils ont en outre souligné l’urgence de prendre en compte les nouvelles dynamiques démographiques et linguistiques.

De nombreux Etats, dont l’Argentine, l’Uruguay, la France, le Maroc, la Tunisie, Andorre et la Roumanie, se sont associés à la Déclaration du GAF, prononcée par l’Ambassadeur Arisoa Lala Razafitrimo, Représentante permanente de Madagascar auprès des Nations unies. En sa qualité de vice-présidente chargée du multilinguisme au sein du Groupe francophone, elle a rappelé que « le multilinguisme est véritablement au fondement d’un multilatéralisme effectif » et qu’« il est nécessaire au maintien des équilibres, à la dignité et à l’égalité de tous », en exhortant le Département de l’information à pleinement consacrer la diversité linguistique dans le cadre de sa modernisation actuelle.

Plusieurs délégations, à l’instar d’Andorre, de la Tunisie et de la Roumanie, ont salué l’initiative de la Francophonie consistant à mettre à disposition une expertise de haut niveau afin de contribuer à une meilleure intégration du multilinguisme aux Nations unies. La Représentante de la Roumanie, Mme Simona Florea, a dans ce sens estimé que cette expertise « contribuait à la réflexion sur le développement d’une politique intégrée pour le multilinguisme au sein des Nations Unies, et était en mesure d’apporter des solutions pour faire du multilinguisme une réalité ».

Pour sa part, la Représentante de l’OIF a pu exprimer les encouragements de la Francophonie, mais également ses préoccupations. Elle a confirmé la volonté de l’OIF de soutenir, à travers des solutions concrètes et innovantes, l’intégration du multilinguisme dans l’ensemble des processus onusiens. Cette intervention a permis, en outre, de partager les nouveaux chiffres publiés par l’Observatoire de la langue française de l’OIF à l’occasion du XVIIe Sommet de la Francophonie (Erevan, 11-12 octobre) : des données qui établissent une progression de 10% du nombre de locuteurs de français dans le monde depuis 2014. Pour la Francophonie, la jeunesse francophone grandissante constitue l’un des défis les plus importants des Nations unies. Il est donc primordial d’œuvrer pour la participation effective de la jeunesse, et cela passe incontestablement par la promotion du multilinguisme.

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