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OIF/BRUXELLES : « POURQUOI LE POPULISME EST-IL POPULAIRE DANS L'UNION EUROPÉENNE ? »

La Représentation permanente de l’OIF auprès de l’Union européenne a organisé le 6 février 2019 à Bruxelles, au cœur du quartier européen, une table-ronde consacrée intitulée : « Pourquoi le populisme est-il actuellement populaire, dans l’Union européenne et ailleurs dans le monde ? », en partenariat avec le laboratoire d’idées PubAffairs.

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Le panel de discussions réunissait Philippe Herzog, ancien Conseiller du Commissaire européen Michel Barnier, Président fondateur de « Confrontations Europe », le Professeur Jérôme Creel, Directeur des études à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) - Science Po, Renaud Denuit, Éditorialiste à l’Agence Europe, et Arthur Boriello, Chercheur au Centre d’Étude sur la vie Politique (CEVIPOL) – ULB. Le débat était modéré par Gabriel Gresillion, Correspondant à Bruxelles pour le journal « Les Échos ».

En introduction, le Représentant permanent de l’OIF auprès de l’UE, l’Ambassadeur Stéphane Lopez, est revenu sur la préoccupation de l’OIF d’une croissance partagée, thème du XVIe Sommet de la Francophonie (2016), dans un monde, y compris sur le continent européen, caractérisé par des inégalités socioéconomiques criantes, et pire par « une inégalité de destin », pour reprendre l’expression du Président français, Emmanuel Macron, que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à compenser. Evoquant les récents succès électoraux de partis et mouvements, qualifiés de populistes, dans la perspective des élections européennes de mai prochain, il a mentionné la nécessité de mettre à jour les causes profondes de leur succès afin d’agir sur elles et de sublimer la colère des laissés pour compte de la mondialisation avant qu’elle ne conduise à de funestes extrêmes.

Après avoir défini le populisme, dans la diversité de ses formes selon les époques, les continents et les pays, les panélistes se sont attachés à démonter la méthode discursive et psychologique de ses chefs de file, décrivant ensuite systématiquement les causes de leur succès électoraux, et notamment les conséquences dévastatrices des crises industrielles, financières, de la dette publique, des politiques européennes de rigueur qui y ont répondu, et qui ont jeté dans la pauvreté ou la précarité des pans entiers des sociétés européennes, radicalisant leurs choix politiques.

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Les panélistes se sont aussi interrogé sur le clivage de plus en plus marqué entre les Etats ouest-européens et ceux d’Europe centrale et orientale, sur les conditions qui leur ont été faites lors des élargissements de l’UE, et sur l’incompréhension culturelle qui règne entre ces différentes sociétés, qui se connaissent très peu et ont de nombreux a priori les unes sur les autres.

Il est ressorti du débat entre les panélistes, et avec le public venu en nombre, de profondes interrogations sur le modèle économique et monétaire de l’Union européenne, sur la panne intellectuelle et sociale de son projet politique, et sur le besoin d’une plus grande participation des peuples, dans un cadre d’expression moins délégué, et de mise en œuvre moins technocratisée.

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