Le 24 septembre 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’OIF ont réuni des acteurs clés, dont l’OMS et son Académie, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation des Nations Unies pour le développement et l’industrialisation (ONUDI) et l’UNITAID, pour réfléchir ensemble sur les actions favorisant le succès de la production locale du vaccin Arn messager dans l’espace francophone.

Sous la modération de Mme Hasmik Tomaljian, Ambassadrice et Représentante permanente de l’Arménie auprès des Nations Unies à Genève, Présidente de la Coordination thématique santé du Groupe des Ambassadeurs francophones (GAF), cette concertation a permis d’évaluer le programme de transfert de technologie lancé par l’OMS et ses partenaires en 2022. Les expériences des pays francophones bénéficiaires – Sénégal, Tunisie et Vietnam – ont été partagées, les défis soulignés et les perspectives identifiées.

Pour M. Mai Phan Dung, Ambassadeur et Représentant permanent du Vietnam à Genève, l’avancée majeure pour son pays – qui possède déjà un savoir-faire en matière de production – réside notamment dans la consolidation progressive d’une capacité nationale en technologie ARNm. Pour sa part, Mme Samia Menif, Directrice générale de l’Institut Pasteur de Tunis, a souligné l’engagement du gouvernement tunisien aux côtés des partenaires internationaux, qui a permis d’atteindre des résultats concrets, notamment une expertise locale pour la synthèse d’ARN messager viable.

Mme Khadidia Ba, Responsable des ressources au Centre de recherche sur les vaccins à l’Institut Pasteur de Dakar, a insisté, quant à elle, sur la nécessité d’unir les efforts, tant au niveau national qu’international, pour surmonter les obstacles persistants dont la dépendance à des équipements et fournitures spécialisés, le besoin de renforcer les capacités, ainsi que la mobilisation et pérennisation des ressources.

Cette rencontre a principalement permis de répondre aux recommandations du premier échange francophone, appelant à agir pour l’établissement d’un écosystème intégré, allant de la production locale à l’accès aux marchés. Les priorités identifiées incluent la mutualisation des marchés, le renforcement des investissements en ressources humaines, la stabilité des chaînes d’approvisionnement, l’amélioration de la gouvernance et la coordination aux niveaux national et international.

Les participants ont convenu que cette seconde concertation francophone constituait un pas essentiel vers le succès de la production locale de vaccins, un enjeu crucial pour la sécurité nationale et internationale.

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