Lancé en 2020, le projet de mobilité des enseignant(e)s volontaires vise à améliorer la qualité de l’éducation en français et l’enseignement du français dans plusieurs pays de l’espace francophone.
Le dernier rapport de l’OIF « La langue française dans le monde », actualisé en 2022, faisait état de 321 millions de locuteurs de français. D'après les projections, ce nombre pourrait doubler d'ici 2060, sous réserve de l'amélioration de la qualité des systèmes éducatifs en français, surtout dans les pays d’Afrique où se concentrent déjà 60% des locuteurs quotidiens de français ; et de l’attractivité de l’apprentissage du français, alors que le nombre de ses apprenants stagne ou diminue dans certaines régions.
Lancé en 2020, le projet de mobilité des enseignant(e)s volontaires vise à améliorer la qualité de l’éducation en français et l’enseignement du français dans plusieurs pays de l’espace francophone.
Le dernier rapport de l’OIF « La langue française dans le monde », actualisé en 2022, faisait état de 321 millions de locuteurs de français. D'après les projections, ce nombre pourrait doubler d'ici 2060, sous réserve de l'amélioration de la qualité des systèmes éducatifs en français, surtout dans les pays d’Afrique où se concentrent déjà 60% des locuteurs quotidiens de français ; et de l’attractivité de l’apprentissage du français, alors que le nombre de ses apprenants stagne ou diminue dans certaines régions.
C’est pour répondre à ces défis que l’OIF a initié la mobilité des enseignant(e)s de et en français. Elle constitue un instrument structurant de la Programmation 2024-2027 de l’OIF. Inscrite dans le Projet 2 « La langue française, langue d’enseignement et d’apprentissage » et pilotée par la Direction de l’enseignement et de l’apprentissage du français (DEAF), elle vise à renforcer durablement la qualité des pratiques pédagogiques et à faire de la langue française un levier d’équité, de réussite scolaire et de développement humain.
Objectifs
Le déploiement d'enseignant(e)s volontaires de et en français (VOIF) issus de tout l'espace francophone au Rwanda, au Ghana, aux Seychelles et au Cambodge permet de :
renforcer les capacités des enseignant(e)s et des professionnels de l’éducation, des institutions d’enseignements, des réseaux d'enseignants de français et des associations nationales ciblés dans les pays visés
favoriser les échanges d’expériences et d’expertises entre enseignant(e)s et professionnels de l’éducation francophones dans le domaine de la didactique des langues dans un contexte multilingue
produire et mettre à disposition des enseignant(e)s des outils et contenus pédagogiques contextualisés, liés notamment à la diversité linguistique et culturelle
Mise en œuvre
Le Rwanda a été le premier pays bénéficiaire du projet de Mobilité des enseignant(e)s volontaires (VOIF). La troisième cohorte de 50 VOIF issu(e)s de 15 pays francophones, recrutés à la suite d'un appel à candidature international, a été déployée à Kigali et dans les quatre provinces du pays en octobre 2025. Depuis 2020, plus d’une centaine d’enseignant(e)s volontaires ont été déployés au Rwanda.
Au Ghana, 21 VOIF originaires de 10 pays francophones ont été déployé(e)s à la rentrée de janvier 2022.
Aux Seychelles, la Mobilité est mise en place depuis 2024. Dans le cadre de ce dispositif, 25 VOIF ont été déployé(e)s pour l’année 2024-2025. Pour cette année 2025-2026, le nombre total d’enseignant(e)s volontaires reste de 25.
Au Cambodge, la première cohorte des 13 VOIF, issu(e)s de 9 pays francophones, a entamé sa mission le 12 janvier 2026 avec la semaine d’intégration à Phnom Penh, destinée à les préparer à leur mission d’enseignement et de promotion de la langue française.
Plan national pour l'enseignement du/en français
Les accords-cadres qui régissent ce projet dans les pays bénéficiaires prévoient également un accompagnement par l'OIF dans l’élaboration de plans nationaux pour l’enseignement et l’apprentissage du français, rattachés aux stratégies sectorielles pour l’éducation : une condition sine qua non de la pérennisation du projet et de son passage à l'échelle.
Au Rwanda, le Plan national pour l’enseignement et l’apprentissage du français (PNFR) est mis en œuvre depuis 2022.