Le 26 octobre 2026, le Groupe des Ambassadeurs francophones (GAF) de Genève s’est réuni sur cette question au siège de l’Organisation internationale du Travail (OIT).
Le Directeur général de l’OIT, Gilbert Houngbo, a ouvert la table ronde, aux côtés de Magdalena Sepúlveda, Directrice l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD), des Représentants du Royaume du Maroc, du Canada et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Genève.
Un premier débat, animé par le président du Groupe, a permis à des représentants de l’Arménie, du Rwanda, du Canada et du Maroc de partager leurs expériences nationales. Un second, plus technique, a réuni des expertes de l’OIF, de l’OIT et du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Toutes ont appelé à lever les obstacles qui empêchent encore la mise en œuvre des règles existantes et l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes d’ici 2030, objectif fixé par les Nations Unies.
Cinq priorités ont été retenues : permettre à chaque fille/femme d’être enregistrée à l’état civil, offrir aux filles une éducation solide, renforcer les compétences des femmes, adapter les lois et combattre les stéréotypes.
L’OIF a rappelé ses principales initiatives, dont sa Stratégie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles ; le Fonds « La Francophonie avec Elles » ; et l’Appel de Kigali, adopté par la Conférence ministérielle de la Francophonie en novembre 2025. Elle a par ailleurs annoncé le lancement d’une étude inédite, à l’échelle de l’espace francophone, consacrée au travail invisible des femmes, c’est-à-dire les tâches essentielles mais non rémunérées comme les soins aux proches ou le travail domestique.
Cette rencontre s’inscrit notamment dans le plan d’action adopté par le GAF début 2026 pour l’égalité des genres et répond à l’Appel de Kigali mentionné ci-dessus.