Quand les filles ont accès à une éducation de qualité, c’est toute la société qui avance. La Francophonie déploie des actions concrètes pour lever les obstacles qui freinent encore les parcours scolaires des filles.

Chaque fille devrait pouvoir aller à l’école, y apprendre sereinement, découvrir ce qui la passionne et choisir sa voie. Cette idée simple guide l’action de l’OIF dans l’espace francophone.

Mais l’égalité ne se joue pas seulement à la porte de l’école : elle se construit dans la classe, dans les exemples donnés, dans les images des manuels, dans la place laissée à la parole des filles et dans l’accompagnement au moment de l’orientation.

Elle repose aussi sur un engagement constant des États, des enseignantes et enseignants, des familles et des communautés.

RELIEFH : des ressources qui font bouger les lignes

Lancé en 2021 par l’IFEF, le portail RELIEFH (Ressources éducatives libres pour l’égalité femmes-hommes) est un espace de coopération francophone : rechercher, partager et adapter des ressources numériques au service de l’égalité. Elles sont libres, consultables, réutilisables, traduisibles, ce qui compte particulièrement là où les équipes éducatives manquent de contenus ajustés à leurs langues, à leurs références culturelles et aux réalités de leurs élèves. RELIEFH permet aussi d’aborder des sujets difficiles : stéréotypes de genre, cyberharcèlement, violences en ligne, inégalités qui se glissent, sans intention, dans les pratiques de classe. RELIEFH en quelques chiffres, ce sont : 1 500 ressources mutualisées et près de 10 000 personnes formées.

La caravane RELIEFH : « je roule pour plus de filles à l’école »

Un portail sur internet ne suffit pas. Dans les zones rurales ou faiblement connectées, il faut aller à la rencontre des écoles et des familles : c’est le rôle de la Caravane RELIEFH. Élèves, enseignants, parents, responsables éducatifs et acteurs communautaires y sont réunis autour d’un message clair, l’éducation des filles concerne tout le monde. Chaque étape combine un atelier avec les personnels, une séance avec les élèves, une rencontre avec les parents et la remise de ressources directement dans les établissements.

La Caravane ne s’arrête pas au départ du convoi. Chaque école repart avec un plan d’action signé par sa direction, un responsable, une échéance, un indicateur, une évaluation trois mois plus tard. Lors de l’édition gabonaise, six écoles, près de 9 000 élèves dont 56,5 % de filles et 150 enseignantes et enseignants ont été touchés, avec des classes réévaluées le trimestre suivant pour mesurer ce qui a réellement changé.

Des progrès réels, des écarts encore forts

Les parcours restent très différents d’un pays à l’autre et les ruptures s’accentuent au collège et au lycée. D’où l’importance des mesures qui permettent aux filles de rester à l’école : aides financières, transport, cantines, internats, infrastructures adaptées, protection contre les violences, accompagnement des jeunes mères et dialogue avec les familles. À cela s’ajoute une exigence d’organisation interne : une personne référente formée dans chaque école, une procédure connue et un lien établi avec les services sociaux transforment une intention en protection effective.

Les sciences, une voie ouverte à toutes

Aller à l’école, c’est aussi pouvoir imaginer son avenir. Les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques ouvrent des possibilités immenses dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’environnement, du numérique, de l’innovation, mais les filles ne s’y orientent pas avec la même facilité. Il ne s’agit pas de leur imposer une voie : mais de leur faire découvrir des métiers, de rendre visibles des femmes scientifiques et de leur donner confiance. Une fille qui aime comprendre comment fonctionne un téléphone, protéger l’environnement, soigner ou résoudre un problème doit pouvoir se dire : « cette voie est aussi la mienne ».

Construire l’avenir ensemble

L’égalité dans l’éducation ne se décrète pas : elle se construit avec les filles elles-mêmes, leurs familles, les enseignants, les directions, les décideurs publics, les associations et les entreprises. Avec RELIEFH et sa Caravane, la Francophonie met des ressources, des outils et des espaces de dialogue à la disposition de celles et ceux qui agissent au quotidien. Le monde a besoin du regard, de l’intelligence et de la créativité des filles : leur ouvrir pleinement les portes de l’école, des études et de l’innovation, c’est construire un avenir plus juste.

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