L’OIF, à travers sa Représentation auprès de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a pris part, le 30 septembre 2026, à la célébration de la Journée internationale de la traduction, organisée autour du thème « diversité des langues et droits linguistiques : le pouvoir de se faire comprendre ».

Au siège de la CEA, les représentants des organisations internationales et régionales partenaires de l’action en faveur du multilinguisme, en particulier l’UNESCO, l’OIF et la Ligue des Etats arabes, ainsi que les ambassadeurs représentant les différents groupes linguistiques, se sont exprimés sur les enjeux du multilinguisme et ont rendu hommage aux professionnels des langues, soulignant le caractère exigeant, délicat et profondément humain de leurs métiers.

Les diplomates et représentants des organisations multilatérales ont souligné l’importance de la pluralité linguistique dans nos sociétés, qui, au-delà de la communication, constitue une condition essentielle de la participation, de l’inclusion et, partant, de l’exercice des droits fondamentaux. Au sein des enceintes internationales et régionales, le multilinguisme est à la fois est une force au service du dialogue et de la paix, et un instrument de renforcement du multilatéralisme. Cette journée a ainsi illustré la rencontre et la complémentarité entre le multilinguisme onusien et le multilinguisme africain.

La célébration a, en outre, accordé une place importante aux élèves et étudiants d’écoles internationales, issus notamment du lycée francophone Guebre Mariam, de l’école de la communauté soudanaise ainsi que de l’Institut Confucius de l’Université d’Addis Abeba. A travers leurs interventions, ils ont mis en lumière le métier de traducteur et le rôle dans l’accès à la connaissance, tout en s’interrogeant sur le sens et l’émotion portés par les mots. Ils ont également souligné la dimension profondément humaine de ces métiers qui ne sauraient se réduire à la seule transposition linguistique : traduire et interpréter, c’est aussi comprendre l’autre, saisir les nuances culturelles, restituer les intentions, les sensibilités et les émotions. Au-delà des mots, ces professions reposent ainsi sur l’écoute, l’empathie et la capacité à transmettre toute la richesse d’une pensée et d’une expérience humaines.

Enfin, dans le contexte des progrès rapides de l’intelligence artificielle, cette journée de la traduction a utilement permis d’aborder les défis liés au développement des technologies numériques et de l’intelligence artificielle pour les métiers linguistiques, en soulignant que l’innovation doit aller de pair avec le respect de la diversité linguistique. Les institutions internationales ont plus que jamais besoin de professionnels capables de travailler dans plusieurs langues et d'utiliser la technologie sans renoncer au sens ni à leur mission première, celle de favoriser la compréhension et de renforcer les liens humains.  

Pour l’OIF et la CEA, partenaires de la mise en œuvre d’un programme de bourses de perfectionnement destiné au développement professionnel de jeunes interprètes et traducteurs.rices du continent africain, cette journée a également été l’occasion de présenter les opportunités concrètes offertes aux jeunes professionnels des langues appelés à évoluer dans le monde de la diplomatie et de la coopération.

SÉLECTIONNÉ POUR VOUS