Dossier thématique : « Construire la paix à travers l'engagement citoyen » | Juillet 2026

 

Depuis 2024, l’OIF mobilise des volontaires en Service civique au sein de trois Représentations extérieures de l’OIF afin de renforcer l’accompagnement d’organisations de la société civile (OSC), tout en offrant aux jeunes une expérience professionnalisante et structurante au service de l’égalité femmes-hommes.

Permettre à de jeunes francophones de s’engager concrètement pour l’autonomisation des femmes dans l’espace francophone, c’est l’ambition portée depuis 2024 par l’OIF : via son Unité égalité femmes-hommes (UEFH), elle mobilise des volontaires en Service civique au sein de trois de ses Représentations extérieures dans le cadre du Fonds « La Francophonie avec Elles ».

Cette initiative est rendue possible grâce à la collaboration étroite avec l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), partenaire historique de l’OIF. Ce dispositif répond à un double objectif : renforcer les capacités opérationnelles des équipes de l’OIF et des organisations partenaires sur le terrain, tout en accompagnant l’insertion professionnelle et l’engagement citoyen des jeunes volontaires.

Déployés en décembre 2024, pour 10 mois, au sein des Représentations extérieures de l’OIF pour l’Afrique centrale (REPAC), l’Afrique de l’Ouest (REPAO) et l’océan Indien (REPOI), les trois volontaires ont appuyé les référents du Fonds, membres de l’équipe projet, dans le suivi des projets lauréats, la promotion du dispositif auprès des OSC locales, l’utilisation des plateformes de suivi, ainsi que l’organisation de missions de terrain. Leur présence a renforcé le suivi de proximité des projets, renforcé les échanges avec les OSC et amélioré la circulation de l’information, tout en permettant une meilleure prise en compte des besoins exprimés par les bénéficiaires et en allégeant la charge de travail des référents.

 

Un impact réel sur les jeunes

Mobilisée à Lomé, Flore raconte comment cet engagement a transformé sa perception du terrain. Elle confie que « Les missions les plus intéressantes sont celles où (elle) avai(t) à échanger avec les ONG et les bénéficiaires, notamment lors des entretiens ou de la mission terrain. Voir l’engouement autour des projets, observer ce que cela apporte concrètement aux femmes, c’est vraiment incroyable. Ça change d’être juste derrière l’ordinateur. » Encadrée par les équipes de la REPAO et de l’UEFH, elle a bénéficié d’un accompagnement régulier, favorisant une montée en compétences sur la gestion de projets.

Pour elle, cette mission s’est révélée être un véritable accélérateur de compétences tant sur le plan technique que méthodologique. Elle explique : « J’ai acquis de nombreuses compétences techniques : réédition des comptes, rédaction de conventions, conduite d’entretiens […]. Et j’ai appris à planifier mon travail, à répondre efficacement aux sollicitations, à adapter ma communication. »

Elle évoque également une véritable évolution personnelle, qui, selon elle, a constitué une étape dans son parcours : « Cette expérience m’a permis de découvrir des aspects de ma personnalité que je ne connaissais pas. Elle fait grandir et apporte beaucoup de maturité. Je la recommanderais à 1000 %. » Actuellement, Flore effectue un stage au service de l’OIF chargé de la conception et du suivi des projets.

À Antananarivo, Clémence, ancienne stagiaire de l’UEFH, a rejoint la REPOI avec la volonté de donner du sens et du concret à son engagement. Elle raconte qu’elle « tenai(t) à (s)e rendre sur le terrain afin de donner un aspect plus concret à cette expérience […] et pour voir l’impact direct de l’OIF sur la vie des francophones dans l’océan Indien. » Elle précise que, d’un point de vue professionnel, elle a « pu renforcer (s)es compétences en gestion de projet, particulièrement dans l’accompagnement au montage de projet et dans les pratiques de suivi-évaluation. »

Elle a par ailleurs gagné en assurance : « Je me sens beaucoup plus à l’aise dans mes échanges avec les partenaires […]. Je sens surtout que j’ai pris en confiance dans mes compétences et mes capacités à répondre aux demandes de façon professionnelle. » Au-delà des compétences techniques, l’OIF a également veillé à transmettre aux volontaires une culture institutionnelle, un sens des responsabilités et une posture professionnelle adaptée aux contexte politique d’une Représentation.

Cette expérience a aussi enrichi sa compréhension des enjeux liés à l’autonomisation des femmes. Sa plus grande satisfaction a été de « voir des OSC accompagnées dans le montage de leur dossier sélectionnées parmi les lauréats. »

 

Un dispositif qui se poursuit et se renforce

Forte de ces retours très positifs, l’OIF a reconduit la mobilisation de volontaires en appui du Fonds. Depuis octobre 2025, trois autres volontaires poursuivent le même travail de proximité et d’appui auprès des référents du Fonds et des organisations partenaires.

L’OIF souhaite amplifier la présence de jeunes sur le terrain, renforcer l’accompagnement des OSC et continuer à offrir aux volontaires un cadre structurant, formateur et porteur de sens, contribuant à former une nouvelle génération de jeunes engagé(e)s dans l’égalité femmes-hommes.

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