À l’occasion des réunions ministérielles du G7 sur le développement, l’OIF, à travers l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), a pris part à l’événement de haut niveau organisé sous les auspices du Dialogue de Paris, accueilli par l’OCDE, en partenariat avec l’AFD, et avec les contributions des sept membres fondateurs du Dialogue de Paris.
Dans un contexte de contraction de l’aide publique au développement, de fragmentation croissante des mécanismes de financement et d’augmentation des vulnérabilités, l’OIF a rappelé un message central : le défi n’est pas seulement de mobiliser davantage de financements climat, biodiversité et développement ; il est de faire en sorte que ces financements soient réellement accessibles, prévisibles, utilisables et alignés sur les priorités des pays.
Pour de nombreux pays francophones en développement, l’écart demeure important entre l’éligibilité formelle et l’accès effectif aux financements. Complexité des guichets, multiplication des procédures, exigences de reporting, délais, endettement, capacités institutionnelles contraintes et accessibilité linguistique constituent encore des obstacles très concrets.
L’OIF plaide pour une approche plus lisible, plus coordonnée et plus équitable du financement du développement : des plateformes pays réellement pilotées par les États, une meilleure prise en compte des vulnérabilités, davantage de financements concessionnels, des outils accessibles en français, et un appui renforcé aux capacités nationales permettant de transformer les engagements en investissements concrets.
Les pays francophones ne demandent pas des exceptions. Ils demandent un accès équitable à des solutions adaptées à l’ampleur des chocs qu’ils subissent.