Du 17 au 22 juillet 2026 à Victoria Falls (Zimbabwe), l’OIF a contribué, aux côtés de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), à l’organisation de la réunion annuelle des Directeurs généraux et experts de l’état civil du continent africain, dans le cadre du Programme pour l’amélioration accélérée de l’enregistrement des faits d’état civil et de l’établissement de ses statistiques en Afrique (APAI-CRVS).

Placée sous le thème « Nouvelle décennie du CRVS (2026-2036) : consolider les acquis de l’APAI-CRVS et sécuriser l’avenir de l’enregistrement des faits d’état civil et de l’établissement des statistiques d’état civil en Afrique par l’intégration, la décentralisation et la digitalisation », la rencontre a réuni des délégations de plus de 36 pays africains — dont 18 États membres de la Francophonie* — ainsi que des partenaires internationaux (CEA, UNICEF, Banque mondiale, FNUAP, CEMAC, Vital Strategies). Elle a permis de dresser le bilan du programme APAI-CRVS et d’en tirer des recommandations à l’intention des décideurs politiques du continent.

Une contribution active de l’OIF

Représentée par sa Représentation permanente auprès de l’UA et de la CEA (RPUA), sa Représentation pour l’océan Indien (REPOI) et un expert, l’OIF a apporté un concours technique et financier à l’organisation de l’événement et pris une part active aux travaux. Elle a organisé et modéré un panel stratégique de haut niveau sur la digitalisation des systèmes d’état civil, réunissant dix pays (Angola, Algérie, Nigeria, Rwanda, Bénin, Togo, Gabon et Gambie notamment). À cette occasion, elle a présenté les premiers résultats de l’étude qu’elle a conduite, en partenariat avec Vital Strategies, sur l’état des lieux de la modernisation des systèmes d’état civil et la cartographie des acteurs du secteur au sein de ses États membres en Afrique. L’OIF est également intervenue comme panéliste sur la contribution des organisations internationales à la modernisation des systèmes d’état civil et a co-facilité l’atelier sur l’enregistrement des décès et des données vitales.

Pour la première fois, l’OIF a par ailleurs été invitée aux travaux du Bureau de l’initiative « Actifs partagés pour un système électronique africain d’état civil et de statistiques vitales » (ACSA). Présidée par le Rwanda, avec l’appui de la CEA, de l’UNICEF et de Vital Strategies, cette initiative vise à développer un cadre continental pour la digitalisation de l’état civil et des statistiques vitales.

Un partenariat salué par les États membres de la Francophonie

Plusieurs États membres ont mis en avant les acquis de leur coopération avec l’OIF. Le Bénin, Madagascar et le Togo ont partagé l’avancement de leurs réformes ; le Rwanda a réaffirmé son engagement aux côtés de l’OIF pour favoriser les échanges de bonnes pratiques entre pairs ; l’Angola et le Mozambique ont souhaité engager une collaboration technique avec l’Organisation. Le nouveau Bureau de la réunion des Directeurs généraux et experts de l’état civil compte cinq pays, dont quatre États membres de l’OIF, illustrant la place de l’espace francophone dans cette dynamique panafricaine.

La rencontre a également permis de renforcer les liens avec les Directeurs de l’état civil des pays partenaires du projet — Bénin, Cameroun, Madagascar et Togo — et d’engager des échanges avec des pays reconnus pour leurs performances en matière d’enregistrement des naissances, tels que la Tunisie, les Seychelles, Djibouti, la Côte d’Ivoire et le Gabon.

Les experts et directeurs ont formulé des recommandations portant sur l’engagement politique et la gouvernance, les cadres juridiques et réglementaires, l’intégration et l’interopérabilité, la décentralisation, la numérisation, le financement, le renforcement des capacités et la coopération Sud-Sud. Elles seront présentées lors de la 6ᵉ Conférence des ministres de l’Union africaine en charge de l’état civil (COM6), que le Zimbabwe a annoncé vouloir accueillir en octobre 2026.

À l’issue de cette rencontre, l’OIF réaffirme son engagement à accompagner ses États membres dans le renforcement de leurs systèmes d’état civil et à soutenir l’élaboration du plan d’action de l’APAI-CRVS pour la décennie 2026-2036, au service de l’enregistrement universel des naissances (cible 16.9 des Objectifs de développement durable).

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* Angola, Bénin, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée-Équatoriale, Mozambique, Tunisie, Togo, Seychelles, Rwanda, Madagascar.

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