Le 2 juin 2026, le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) et le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Confédération suisse, ont procédé au lancement du projet « Lutte contre la corruption par l’éducation et la jeunesse » à Antananarivo.
La cérémonie, qui s’est déroulée dans les locaux du BIANCO, a réuni les principaux acteurs du système anti-corruption malgache, des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, du monde universitaire, de la société civile, ainsi que de nombreuses organisations de jeunesse.
Ce projet vise à accompagner la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2025-2030 avec une attention particulière au renforcement de la culture de l’intégrité auprès des jeunes. Il repose sur la conviction que la prévention, l’éducation et la participation citoyenne constituent des leviers essentiels pour lutter durablement contre la corruption.
Les activités prévues permettront de sensibiliser plus de 4 000 jeunes universitaires aux enjeux de l’éthique, de la transparence et de la redevabilité. Le projet prévoit également la formation de 200 étudiants en fin de cursus universitaire et de jeunes fonctionnaires issus des écoles de formation de l’administration publique, grâce à l’intégration progressive de modules dédiés à la lutte contre la corruption, à la citoyenneté et à l’intégrité dans les programmes d’enseignement.
Des campagnes de sensibilisation, la création de clubs universitaires d’intégrité ainsi que l’organisation d’un forum national des jeunes pour l’intégrité viendront compléter ce dispositif. Ces actions visent à faire des jeunes des acteurs engagés de la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance.
À travers ce partenariat, l’OIF poursuit son engagement en faveur de l’État de droit, de la gouvernance démocratique et de la participation citoyenne à Madagascar. À ce titre, de nombreuses initiatives sont mises en œuvre, notamment des activités liées à la lutte contre la corruption menées depuis 2019. Parmi celles-ci figure le soutien à l’élaboration d’un projet de loi sur les défenseurs de droits, une investigation sur le fléau de corruption sexuelle et, tout récemment, l’appui à l’harmonisation des Structures de lutte contre la corruption ou STAC, au sein des ministères et autres institutions clés du pays.
Le Directeur général du BIANCO a salué l’importance stratégique du partenariat établit avec l’OIF et a exprimé sa volonté de « faire de l’éducation, de la jeunesse et de la promotion des valeurs anti-corruption des leviers structurants de transformation sociale ». Il a également affirmé son ambition de faire de ces actions une première étape vers un déploiement plus large du programme auprès d’autres filières universitaires et établissements scolaires.