Le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) a réuni les 12 et 13 mars 2026 à Antananarivo, les Secrétaires généraux des ministères clés, les institutions, la société civile ainsi que les acteurs engagés dans la promotion de l’intégrité et la lutte contre la corruption à Madagascar afin de mener une concertation sur l’avant-projet de décret relatif à l’harmonisation des structures anti-corruption (STAC).

Cette rencontre avait pour objectif de favoriser un dialogue inclusif entre les différentes parties prenantes, de recueillir leurs observations et contributions sur le projet de texte, et de consolider une vision partagée en vue de renforcer la cohérence, l’efficacité et la coordination des mécanismes institutionnels de lutte contre la corruption.

Cette étape marque une avancée importante dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2025-2030. Dans son allocution, le Secrétaire général du ministère de la Justice a affirmé l’engagement et le rôle central de son ministère dans le portage institutionnel de ce projet de décret.

Organisé par le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) avec l’appui technique et financier de l’OIF et l’appui financier du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français (MEAE), cet atelier a permis de consolider les propositions issues de l’étude sur l’harmonisation des STAC conduite par le cabinet Education for Integrity Consulting, dont les travaux d’élaboration ont également bénéficié du soutien de l’OIF et du MEAE. Ces deux journées de travail ont également permis d’examiner l’avant-projet de décret destiné à renforcer la cohérence du dispositif national de lutte contre la corruption. Les contributions formulées par les participants constituent un socle essentiel pour améliorer la prévention, la coordination et l’efficacité des actions menées dans les ministères et institutions concernés. Elle a également permis d’examiner les enjeux liés à l’harmonisation des STAC, d’identifier les défis opérationnels et de formuler des recommandations visant à améliorer le dispositif proposé.

Depuis 2019, l’OIF, dans le cadre du Projet 10 « Renforcement de l’Etat de droit, des droits de l’Homme et e la Justice » piloté par la direction des Affaires politiques et de la gouvernance démocratique (DAPG), agit aux côtés du gouvernement et des organisations de la société civile de Madagascar dans leurs efforts visant à consolider l’État de droit et à promouvoir une gouvernance démocratique fondée sur la transparence et la redevabilité. Ce partenariat stratégique a déjà permis d’importantes avancées, notamment l’appui à l’élaboration d’un projet de loi sur les lanceurs d’alerte, la réalisation d’investigations sur la corruption sexuelle, une étude sur la corruption en milieu carcéral, des investigations sur la corruption dans le secteur du foncier, la réalisation d’une cartographie de risques de corruption sur les procédures de conservation foncière, ainsi que le soutien à l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2025-2030 – aujourd’hui cadre de référence de l’action publique en la matière. L’OIF, à travers sa Représentation pour l’océan Indien basée à Antananarivo, poursuit son accompagnement aux côtés des autorités malagasy, afin de soutenir les efforts engagés pour promouvoir une gouvernance plus transparente, renforcer la crédibilité de l’État et contribuer au développement durable du pays.

SÉLECTIONNÉ POUR VOUS