Partenaire historique du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA), l’OIF était présente en Côte d’Ivoire, du 11 au 18 avril 2026, à l’occasion de sa 14e édition, pour accompagner les artistes et professionnel(le)s du spectacle vivant africain.

Les lignes de la filière du spectacle vivant en Afrique évoluent : nouveaux usages, nouveaux publics, nouvelles chaînes de valeur. Dans ce contexte en recomposition, l’OIF partenaire majeur de la 14ᵉ édition du MASA, s’affirme comme un acteur structurant, dont l’action dépasse le simple soutien aux projets. L’objectif : renforcer un écosystème capable de générer de la valeur, de rendre le spectacle vivant africain pleinement découvrable et d’inscrire durablement les industries culturelles du continent dans les circuits internationaux.

Accompagner la transformation du spectacle vivant

Le spectacle vivant reste fondamentalement lié à la scène, à la présence, au public. Mais il ne peut plus ignorer la puissance du numérique. Promotion, diffusion, monétisation : les plateformes digitales génèrent aujourd’hui des revenus significatifs. En effet, selon le rapport annuel 2024 de la CISAC « les revenus des créateurs reposent de plus en plus sur le secteur numérique, qui est devenu sans conteste la première source de revenus représentant 35% du total. »

Dans ce contexte, l’OIF fait de la professionnalisation des acteurs émergents une priorité stratégique. L’objectif est clair : permettre aux artistes et aux professionnels de maîtriser les outils qui permet de capitaliser la richesse des expressions culturelles.

Dans le cadre du MASA, l’OIF a mis l’accent sur des ateliers permettant aux artistes et opérateurs du théâtre et de la musique de mieux appréhender les enjeux de la découvrabilité.

Ainsi, côté musique, le programme « Zone Street Art », soutenu par l’OIF, a proposé 6 ateliers et rencontres professionnelles aux 30 sélectionnés, pour mieux comprendre les mécanismes de l’économie numérique. Il incluait notamment la création de contenus, la production mobile, les droits d’auteur, les plateformes digitales, les stratégies de monétisation – autant de compétences devenues indispensables pour exister dans un marché globalisé – et a fait intervenir des mentors et professionnels de la musique tels que Didier Awadi (Sénégal).

Pour le théâtre, c'est la découvrabilité des contenus qui a été le fil rouge, avec 7 ateliers réunissant 20 professionnels pour aborder des enjeux décisifs : algorithmes et stratégie de visibilité, optimisation des réseaux sociaux, développement des publics, mais également intégration des outils d’intelligence artificielle dans les processus de création et de diffusion.

Au-delà de la formation, l’OIF a également misé sur la valorisation des talents francophones programmés au MASA. A cet effet, un plateau TV a permis de capter, produire et diffuser des contenus autour des artistes et des professionnels présents, dans une logique de promotion et de circulation élargie.

Au cœur des échanges professionnels

Parallèlement, l’OIF s’inscrivait dans les espaces de réflexion et de partage d’expertise : le 12 avril, la Directrice de la langue française dans la diversité des cultures francophones a pris part à la table ronde consacrée à la mobilité des artistes et, le 14 avril, une session a été consacrée aux activités menées par l’OIF en faveur du développement des industries culturelles et créatives.

Avec cette édition, l’OIF, qui était représentée par son Administratrice, Mme Caroline St-Hilaire, a réaffirmé son engagement pour la promotion des arts du spectacle et la diversité culturelle dans l’espace francophone.

À travers son partenariat avec le MASA, dans un secteur en mutation rapide, où la scène dialogue désormais en permanence avec le numérique, l’OIF affirme une ligne claire : structurer la production, professionnaliser les jeunes acteurs et rendre visible le spectacle vivant, en préservant l’essentiel, la diversité culturelle.

(Photos d'illustration : © MASA)

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