Paris, le 12 août 2026 – La Secrétaire générale de la Francophonie salue l’adoption par le Parlement libanais de la loi abolissant la peine de mort.
Le Parlement libanais a adopté, le 11 août 2026, la loi abolissant la peine capitale, marquant ainsi une avancée majeure pour les droits de l’Homme dans le pays.
Ce vote concrétise l’engagement pris le 30 juin dernier à Paris par le ministre libanais de la Justice, qui avait annoncé, à l’ouverture du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, les progrès de son pays dans le processus abolitionniste après plus de vingt ans de moratoire de facto. Partenaire historique des Congrès mondiaux contre la peine de mort, la Francophonie y avait réitéré, par la voix de sa Secrétaire générale Louise Mushikiwabo, son engagement en faveur de l’abolition.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se félicite de la décision libanaise, une première au Moyen-Orient, qui intervient dans un contexte de conflit dont les conséquences humanitaires sont préoccupantes pour le pays. Ce choix témoigne de l’attachement du peuple libanais aux droits de l’Homme et aux principes de l’État de droit. L’OIF forme le vœu que cette avancée fasse école et contribue à renforcer la dynamique abolitionniste au sein de l’espace francophone.
L’OIF maintient son plaidoyer constant au niveau international en faveur de l’abolition de la peine de mort et accompagne ses États et gouvernements membres dans leurs efforts abolitionnistes. Cet engagement s’inscrit dans le cadre de la Déclaration de Bamako (2000), qui consacre la promotion d’une culture démocratique et le plein respect des droits de l’Homme. À l’heure actuelle, plus des trois quarts des États et gouvernements membres ont aboli la peine de mort de jure ou de facto.