Réuni le 12 janvier 2026, à Addis-Abeba, pour sa première session de l’année, le Groupe des ambassadeurs Francophones (GAF) a tenu une réunion dédiée au dialogue avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et à la préparation des événements francophones de haut niveau prévus en marge du prochain Sommet de l’Union africaine.

La réunion s’est déroulée sous la présidence de Mme Nezha Alaoui M’hammdi, Ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de l’Ethiopie et de Djibouti. La représentante de l’OIF auprès de l’Union africaine (UA) et de la CEA a, dans le cadre de son intervention, mis l’accent sur les priorités de l’OIF en convergence avec le mandat de la CEA, notamment le multilinguisme, l’emploi des jeunes, la gouvernance du numérique et l’accès à la finance climat ; mais aussi la coopération déjà opérationnelle entre la CEA et l’OIF, notamment en matière de promotion du multilinguisme institutionnel, de formation linguistique et de renforcement des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil en Afrique.

Ce dialogue a été marqué par l’intervention du Secrétaire exécutif de la CEA, M. Claver Gatete, qui a rappelé que les défis auxquels l’Afrique est confrontée exigent des réponses collectives. Il a souligné, à cet égard, le rôle de la Francophonie comme espace de solidarité, d’innovation et de cohérence pour les politiques publiques, capable de transformer une langue et des valeurs partagées en progrès économiques et sociaux concrets à l’échelle du continent.

Le secrétaire exécutif a également mis en lumière les priorités de la CEA pour l’année 2026 et au-delà, articulées autour du Pacte pour l’avenir, incluant la gouvernance de l’intelligence artificielle, la réforme des Nations Unies et la promotion d’une architecture financière mondiale plus adaptée aux besoins de l’Afrique.

Les discussions avec les ambassadeurs ont également porté sur la question climatique et l’accès à son financement, considérés comme un enjeu transversal affectant à la fois le développement économique, la stabilité sociale et, plus largement, la paix. Elles ont également permis aux membres du GAF d’échanger avec la CEA sur les perspectives de coopération au niveau national, ainsi que sur les ambitions de la COP 32, prévue en novembre 2027 à Addis-Abeba.

Dans le prolongement de ces travaux, la réunion a permis de faire le point sur les préparatifs des événements francophones de haut niveau en marge du Sommet de l’UA (11-15 février 2026), dont le lancement du Groupe des amis du multilinguisme à Addis-Abeba. Cette initiative s’inscrit dans une approche inclusive du multilinguisme défendue par l’OIF, associant l’ensemble des aires linguistiques représentées au sein de l’Union africaine. À cette annonce, les Ambassadeurs ont exprimé leur soutien unanime, appelant à une mobilisation collective afin d’assurer le succès de ces rendez-vous.

À travers cette réunion, le GAF a réaffirmé sa vocation : un cadre de concertation stratégique au service d’une diplomatie collective face aux enjeux globaux, où la diversité linguistique constitue un atout pour renforcer la coopération internationale et accompagner la mise en œuvre des priorités de l’Union africaine.

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